Une richesse naturelle à exploiter

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La Voix de l'Est

Chanvre, cannabis, marijuana, pot, beuh, herbe, joint... qu'importe le nom qu'on lui donne, cette plante résiste à toutes les tentatives d'éradication. Mais pourquoi tant d'acharnement à vouloir la détruire, en sachant qu'à l'impossible nul n'est tenu? Nous perdons ainsi temps, énergie et argent.

Le chanvre est une plante aux multiples vertus et possibilités d'utilisation que ce soit dans la construction, le vêtement, la pharmacologie, le social et j'en oublie. De plus, il est de notoriété publique que le Québec a développé une très grande expertise dans la production de cannabis et de qualité supérieure par surcroît. Alors, pourquoi ne pas en profiter et en tirer profit plutôt que d'investir des fortunes à vouloir la réfréner, à jeter au feu toute cette abondance que nous offre la nature?

L'exploitation du chanvre pourrait devenir une de nos plus grandes richesses naturelles, détrônant même celle du blé, tout en accompagnant copain-copain celle du maïs et du soya, ce qu'elle fait déjà, mais en catimini et au profit du crime organisé. Bien exploitée, la production en masse pourrait rapporter très gros aux coffres du Trésor, que ce soit en utilisation commerciale, en impôts et en taxes, tout en créant des emplois payants, car oui, le chanvre rapporte gros à qui sait faire pour en tirer le maximum de profit.

De plus, fini la chasse aux champs de maïs, aux maisons hantées, aux sous-sols pollués. Tous ces policiers, escouades qui coûtent des fortunes, pourraient se concentrer sur des terrains plus urgents, les cours de justice sur des crimes plus importants. De toute façon, l'interdit présente un certain défi à relever et trop de gens, surtout des jeunes, se retrouvent avec un dossier criminel pour une stupidité pareille.

O.K. C'est la fameuse petite cocotte qui dérange. Mais pourquoi? Tout le monde est d'accord pour reconnaître que parfois le médicament est le pire des traitements. Puisqu'il est prouvé que le cannabis soulage certaines pathologies, douleurs, déprimes, insomnie, angoisse, nausée, etc., et que la marijuana peut faire la «job», aux poubelles le Prozac, les calmants, les antistress en pilules et autres. Un bon petit «joint» seul ou entre «potes» teintera la vie en rose et tout le monde sera beau et fin. C'est la réplique moderne du calumet de paix.

Le pot est en abondance sur le marché et ceux qui en consomment n'en manqueront jamais. Qu'on le légalise ou pas, rien ne changera les habitudes de qui que ce soit. Je ne fume pas, et je ne fumerai pas. Cessons de se cacher sous la couverture d'une fausse vertu et de crier au scandale sous prétexte qu'un jeune premier ministre veut accueillir une réalité qui cogne à la porte depuis au moins trois générations, genre 1960. PEACE AND LOVE À VOUS TOUS! 

Céline Massé, Granby

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