Qui va payer et comment payer

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La Voix de l'Est

(1ère partie) Comme l'écrit M. Jacques Dionne dans sa lettre du 12 février, on peut toujours répondre qu'au bout de la ligne c'est toujours le citoyen qui paie mais, pour être plus juste, il faudrait dire que ce sont tous les citoyens qui paient. Et pour bien comprendre, il faut répondre aussi à la deuxième question: comment s'effectuent les paiements?

Toutes les générations PASSÉES ET PRÉSENTES ont toujours largement payé et paient encore le gros prix: l'impôt sur le revenu des particuliers; la taxe santé, les taxes scolaires, les taxes municipales, la taxe de vente du Québec (TVQ); les frais de scolarité universitaire, les frais afférents au collégial, les frais du matériel scolaire au primaire et au secondaire, les frais de garderie, les frais accessoires liés aux soins médicaux; l'achat de billets de Loto-Québec; les frais d'inscription aux activités municipales (sportives et culturelles), les tarifs de l'électricité, de l'assurance-auto, de l'assurance-maladie, de l'assurance-médicaments et quoi encore?

De notre naissance à notre mort, nous payons; oui, nous payons tous notre part (juste? ou injuste?) à la survie de la société à laquelle nous appartenons et de laquelle dépendent entièrement notre richesse et notre pauvreté. La raison est simple et nous le savons: chacun de nous, comme un fruit, doit toute son existence et tout son épanouissement à l'arbre auquel il est rattaché. Sans la société, nous ne sommes rien et sans la «Mère Terre», nous n'existerions pas. Or, toutes les fois que nous votons pour des politiques qui détruisent la solidarité sociale ou l'environnement et ses richesses naturelles, nous nous coupons de la branche qui permet notre survie individuelle et collective et nous plongeons tête première dans le mirage destructeur de l'individualisme.

À partir de 1960, plusieurs pays comprirent que le slogan du Québec «Maître chez nous» était la voie à suivre pour dynamiser leur économie. L'État se devait de contrôler tous les aspects de son économie et il était le seul à pouvoir mettre cette économie au service de sa population.

Mais pendant ce temps, motivés par des objectifs obscurs, certains énergumènes se présentant comme de grands philosophes et de grands scientifiques mirent au point la théorie qui porte un nom: lenéolibéralisme. Cette théorie bâtie par les «Chicago boys» préconisait que toute l'humanité devait se soumettre à un être tout-puissant, immanent, transcendant et invisible: le «marché» et ses lois autorégulatrices. Cette nouvelle divinité, comme tout monarque et tout dictateur, ne voulait en aucun cas voir ses pouvoirs être limités par les gouvernements élus démocratiquement ou par les groupes de gauche voués à la qualité de vie égale pour l'ensemble des citoyens. Cette théorie voulait l'application sans aucune limite de la loi de la jungle: enlever à ceux qui ont peu pour donner à ceux qui ont beaucoup. Environ 10 % de la population accaparent 90 % de la richesse créée par l'ensemble des citoyens et ils refusent de la partager.

André Beauregard, Shefford

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