Sacs de plastique: jusqu'où iront les bouffonneries?

Depuis des décennies, nous savons que la gestion des matières résiduelles vise... (archives La Voix de l'Est)

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La Voix de l'Est

Depuis des décennies, nous savons que la gestion des matières résiduelles vise plusieurs objectifs: réduire la quantité de matières conduites à l'enfouissement; réduire la présence de produits polluants retrouvés dans le sol ou répandus dans les océans; réduire la production de gaz à effets de serre. Cette gestion responsable des matières résiduelles passe d'abord et avant tout par la réduction à la source, par le réemploi et le recyclage des matériaux et par le compostage des matières organiques.

Dans La Voix de l'Est du 23 février, Michel Laliberté rapporte les propos de Pascal Bonin au sujet des sacs en plastique. On ne pourra jamais s'habituer à un tel étalage d'idioties. Comment M. Bonin peut-il se demander par quoi remplacer les sacs en plastique? Y aurait-il de sa part un aveuglément volontaire? Les sacs réutilisables sont là et sont déjà entre les mains d'environ 66% des consommateurs. Contrairement aux sacs en plastique, ces sacs parce qu'ils sont réutilisables atteignent deux objectifs environnementaux extrêmement importants: réduction à la source de la masse de matières résiduelles et réduction de gaz à effets de serre lors de leur fabrication. Nous savons que les sacs en plastique qu'ils soient recyclables ou biodégradables tout comme les bouteilles en plastique utilisées pour l'eau sont produits avec le pétrole, celui qui circule par train, par bateau et par oléoduc et dont les accidents risquent à tout moment de détruire gravement notre environnement. Ces sacs et ces bouteilles que l'on retrouve par millions dans les océans tuent des millions d'oiseaux et des millions de poissons, mais on s'en fiche: on attend les nouvelles découvertes qui empireront le problème des matières résiduelles.

Apparemment, M. Bonin affirme que l'on retrouve des sacs réutilisables dans les sites d'enfouissements. Est-ce que M. Bonin a exploré ces sites d'enfouissement ou est-ce qu'il a lu des rapports faisant mention d'un grand nombre de sacs réutilisables retrouvés dans les sites d'enfouissement? Et est-ce que cet argument s'il s'avérait est suffisant pour laisser les gens utiliser les sacs en plastique au lieu des sacs réutilisables?

De plus, sans avoir analysé ni compris l'historique des problèmes des eaux usées de Montréal et sans avoir pris connaissance des solutions proposées par les gens de l'environnement et pour se montrer plus intelligent qu'il ne l'est, M. Bonin s'est permis de tenir des propos ridicules au sujet de la politique défendue par le maire de Montréal concernant l'interdiction des sacs en plastique. On croirait entendre les propos d'un Ti-Jos-Connaissant dans le fond d'une ancienne taverne.

Bien sûr, l'éducation est fondamentale lorsqu'il s'agit de changer une façon de faire. Mais, est-ce que les municipalités ont mis en place un véritable programme incitant la population à préférer les sacs réutilisables au lieu des sacs en plastique et est-ce qu'elles ont consacré un budget intéressant à ce projet éducatif qui permet de protéger réellement l'environnement? Il semble que les citoyens soient beaucoup plus sensibilisés à ce problème que les administrations municipales.

André Beauregard, Shefford

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