Les «règlements-pression» de Sutton

Le maire de Sutton, Louis Dandenault (à droite), en... (Janick Marois, Archives La Voix de l'Est)

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Le maire de Sutton, Louis Dandenault (à droite), en compagnie des conseillers Kenneth Hill et Veerle Beljaars.

Janick Marois, Archives La Voix de l'Est

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La Voix de l'Est

Comment désigner autrement le déroulement des dernières étapes de l'adoption des règlements d'urbanisme de Sutton? En effet, depuis le procès et le jugement partiel du 2 décembre 2015, la hâte pour ne pas dire l'entêtement de la mairie n'a pas dérougi.

Pourtant, le juge Ouellet, immédiatement après avoir rendu son jugement, au lieu même du procès, s'est empressé d'inviter les deux parties (les citoyens requérants et la Ville) à une rencontre prochaine devant avoir lieu cette fois devant un autre juge (ce sera le juge coordonnateur Töth) pour tirer au clair le fond du litige premier, soit le manque de transparence du conseil. La date de cette seconde parution du 8 février, très hâtive (malgré la période des Fêtes, etc.), pouvait difficilement être plus rapprochée.

Qu'à cela ne tienne, la Ville s'est empressée d'adopter sa première fournée de règlements dès le 2 décembre 2015, puis a entrepris sa seconde le 18 janvier 2016, en annonçant, le 1er février, une flopée de nouveaux règlements, suivie de l'ouverture des 50 registres référendaires correspondants dès le 19 février. Ce qui aurait été un record au temps de l'ancienne Ville comme de l'ancien Canton! Donc, on s'empresse encore une fois de contourner la voie démocratique d'une seule ouverture de registre référendaire pour l'ensemble des personnes habiles à voter de la nouvelle Ville.

Tout cela pour éviter la débandade de l'ancienne administration Hill, alors que le référendum alors réclamé devait aboutir au rejet massif de sa proposition de nouveau plan d'urbanisme et de nouveaux règlements de zonage et d'urbanisme. Cette fois-ci, on force à de nombreuses et périlleuses acrobaties autant la direction générale que les effectifs du service d'urbanisme.

Que dire également des simples citoyens qui, encore aujourd'hui, doivent mettre une grande partie de leur temps, de leurs énergies, de leurs talents et même souscrire de leurs propres deniers à l'effort exceptionnel et constant d'analyse et de conscientisation entrepris tôt en 2015? Une tâche qu'il appartient à un pouvoir public équilibré et consciencieux d'assumer lui-même. Un conseil «souverain», selon le maire Dandenault, a-t-il vraiment le loisir de consacrer autant d'effort, de temps et d'argent à sa «souveraineté»?

La solution miracle de la fusion, en 2002, prônée par plusieurs membres actuels du Conseil et leurs chauds artisans continue de toute évidence à hanter les mêmes personnes. Il n'est pas trop tard pour faire marche arrière et considérer enfin l'avenir de Sutton comme un projet collectif. Il faut sortir d'une tradition trop longtemps abusive et du laisser-faire.

 

Serge Gagné, ancien conseiller, Sutton

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