Pourquoi la droite est-elle nécessaire ?

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Dès que l'on jette un regard vers le passé, on ne peut s'empêcher de constater les incommensurables pas en avant que la planète Terre a réussi à franchir.

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La Voix de l'Est

Les conséquences dues aux mouvements de la «droite» ressemblent un peu à celles qui surviennent à la suite du décès d'une personne. C'est souvent dans ces circonstances que les proches découvrent toute la richesse et toute l'importance de la personne décédée.

C'est un peu la même chose avec la «droite»: au fur et à mesure des efforts qu'elle fait pour imposer ses vues, nous découvrons l'immensité des pertes qu'elle veut nous faire subir

La «droite» se cache sous un grand nombre de masques; elle ressemble à s'y méprendre à une pieuvre avec ses multiples tentacules. En fait, elle est l'arme de la plus grande force «fictive» de l'Univers: l'inertie. Malgré les apparences, celle-ci n'existe pas.

Depuis le «Big Bang», l'Univers est lancé dans une expansion qui s'accélère de plus en plus et l'évolution de l'Humanité qui participe à ce mouvement progresse à une vitesse exponentielle dans la plupart des domaines: médecine, cosmologie, technologie, physique, etc.

Il est vrai que dans une petite dimension, les apparences semblent contredire ces affirmations. C'est un peu comme affirmer que la terre tourne autour du soleil alors que chaque jour nous voyons celui-ci se lever à l'est et se coucher à l'ouest. Ces contradictions apparentes sont fréquentes, mais elles sont insuffisantes pour nier la véracité des faits. Bien des réalités sont difficilement perceptibles. Comme disait le Petit Prince: «l'essentiel est invisible pour les yeux».

Malgré le fait que nous semblons submergés par le discours de la «droite» tant au plan philosophique, économique, social, politique que scientifique, il n'en reste pas moins que la vague de fond de l'évolution continue à progresser comme le font les plaques tectoniques.

On n'empêche pas l'eau d'un fleuve de couler vers la mer. Dès que l'on jette un regard vers le passé, on ne peut s'empêcher de constater les incommensurables pas en avant que la planète Terre a réussi à franchir. Malgré les forces plus ou moins stagnantes de la matière, celle-ci a donné naissance à la vie sous toutes ses formes et par la suite, celle-ci a fait le pas vers la conscience humaine.

Tous ces passages se sont échelonnés sur des millions d'années. Ces données numériques dépassent notre capacité à bien les comprendre, mais, nous comprenons quand même que ce fut long et même très long.

Dans toute cette histoire de l'évolution, ce qui étonne grandement l'homo sapiens c'est de constater que les grandes nouveautés sont arrivées suite à d'immenses catastrophes. Apparemment, ce sont les crises qui constituent les moteurs de l'évolution. Nous vivons dans un monde naturellement catastrophique et chaotique. «Il faut que le grain de blé meure pour produire du cent pour un».

Et le monde de la droite possède la recette assurée pour conduire parfois à la désespérance, mais, nous le constatons, la vie ne revient que plus forte. La «droite» fait toujours reculer l'Humanité vers l'arrière; elle tire la corde de l'arc vers l'arrière, mais, un jour ou l'autre, elle lâche prise. Et grâce à l'importance du recul et à la durée de celui-ci, la force dynamique de l'évolution est décuplée et permet à l'Humanité non seulement de reprendre le temps perdu, mais de franchir des obstacles qui semblaient insurmontables et d'atteindre des sommets imprévisibles.

André Beauregard

Shefford

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