L'urgence d'une alternative politique

Stéphane Gobeil... (archives La Presse)

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Stéphane Gobeil

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La Voix de l'Est

Ces dernières semaines, on a souligné et commenté dans les médias l'arrivée à la CAQ de l' ex- conseiller péquiste et bloquiste Stéphane Gobeil qui avait une annonce particulière: la priorité politique pour les Québécois est de battre le gouvernement Couillard aux prochaines élections et François Legault est  le chef qui peut le faire, à condition que tous les nationalistes du Québec, à son exemple, rejoignent la CAQ.

C'est bien beau, sauf que le premier travail politique responsable de la CAQ, serait de faire, dès les prochains mois, pression sur le gouvernement libéral pour que celui-ci demande au fédéral et aux provinces de rouvrir la Constitution afin qu'elle soit possiblement «signable» par le Québec avant de fêter le 150e anniversaire du Canada en 2017.  

En fait, si Stéphane Gobeil est sérieux quand il invite les nationalistes à le suivre, il devrait convaincre son chef de formuler dès maintenant pour Philippe Couillard et le gouvernement du Québec les conditions minimales qui permettraient de signer honorablement la constitution de 1982 rapatriée sans le consentement du Québec.

Car, si ce momentum est raté, après le grand party canadien, il sera convenu par tous les fédéralistes québécois et canadiens,  qu'être québécois, selon l'expression récente du ministre libéral, Jean-Marc Fournier, c'est simplement «une façon d'être canadien». Rien de plus! 

Mais on peut douter que Stéphane Gobeil privilégie cette approche auprès de son nouveau chef de peur que la CAQ essuie un refus et de ce fait, donne toute la mesure de son impuissance et voire même de son inutilité politique pour le Québec.  

Par contre, se défaire des libéraux à la prochaine élection peut, effectivement, devenir rapidement une priorité pour les Québécois afin de stopper  le recul de plus en plus manifeste, et à de nombreux niveaux, de notre société. Mais pour y arriver, une alternative politique crédible devra être disponible et de nature à capter l'intérêt et l'imagination. Je pense qu'il s'agit d'une urgence.

Il est certain que cette alternative ne peut pas être l'opposition actuelle de trois partis qui s'opposent entre eux. Car, si rien n'est fait pour changer cette situation, au mieux, c'est un gouvernement minoritaire qui résultera de la prochaine joute électorale. Une éventualité peu attrayante pour les Québécois.   

Alors, je pense que le PQ, comme première opposition, doit offrir, dans les mois à venir, aux autres oppositions et à Option nationale de se rallier à elle.

Et peut-être que Stéphane Gobeil, qui se dit toujours indépendantiste, pourrait alors, au niveau de la CAQ, jouer un rôle utile pour favoriser une coalition des oppositions afin d'opposer au PLQ de toutes les  dépendances fédéralistes (péréquation, constitution canadienne, centralisme, etc), un nouveau parti, celui de toutes les indépendances (langue, culture, immigration, maitrise de notre destinée, etc) Et cela s'appelle l'indépendance.

Ce parti ad hoc des coalisés pour l'indépendance (PACI) est maintenant, selon moi, une nécessité vitale pour l'avenir du Québec, l'avenir de nos enfants.

J'espère que les oppositions se mettront au travail rapidement pour former ce parti, le munir d'un programme de gouvernement pour 2018 et d'une démarche efficace autant que démocratique pour réussir l'indépendance le plus rapidement possible. 

Denis Forcier, Shefford

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