L'affaire Aubut

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Voix de l'Est

En 2011, Chris Overholt et deux autres de ses collègues ont fait signer une lettre à Marcel Aubut afin qu'il mette fin aux baisers, allusions sexuelles et autres compliments envoyés à son entourage. Et puis? Eh bien, et puis rien! Quatre ans plus tard, après que le scandale a éclaté via les médias parce que RIEN n'avait changé, on vient nous dire: «Inquiétez-vous pas, on va faire mieux». On va garder le même chef de direction (Chris Overholt), qui n'a rien fait dans le passé à part «protéger le président au détriment de toutes les femmes qui travaillaient au comité», mais on va quand même le mettre en charge de la mise en oeuvre des changements recommandés suite au rapport de la firme Rubin Thomlinson.

 Est-ce qu'il y a des sceptiques dans la salle? OUI. NOUS.

 Est-ce qu'il y a des indignés dans la salle? OUI. NOUS

 Le CALACS se demande comment peut-on donner de la crédibilité à quelqu'un qui a été complice dans son silence et son inaction pendant 4 ans. Est-ce que tout à coup, des gestes complètement inacceptables il y a quatre ans, mais qui n'ont pas été pris au sérieux, vont le devenir par magie?

 C'est un peu nous prendre pour des valises non? Il y a un manque de professionnalisme flagrant. D'un côté, on nous dit que ce que Marcel Aubut a fait est inacceptable, mais les personnes qui l'ont protégé, elles, ce n'est pas si grave que ça, finalement. Tellement pas grave qu'on va les mettre en charge de protéger les femmes à l'avenir... Et pourquoi ne pas réintégrer Marcel Aubut et faire comme si rien n'était arrivé, tant qu'à y être?

 Les mots CONGÉDIEMENT ou, au pire, DÉMISSIONS sont les mots que nous aurions voulu lire... Pas «le conseil d'administration a notamment convenu, "à l'unanimité", de maintenir Chris Overholt - présent pour la signature de la lettre de Me Aubut en 2011 - en poste à titre de chef de la direction. Ce sera aussi M. Overholt qui assurera la mise en oeuvre des changements recommandés, avec l'appui de quatre autres collègues "».

 Cette décision est une aberration totale. Le CALACS espère que cette décision sera remise en question afin de démontrer à la population que le C.O. prend au sérieux les recommandations émises.

Sophie Labrie

Pour le CALACS de Granby

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer