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La Voix de l'Est

Même si les informations prennent du temps à nous parvenir. Même si la chicane s'installe entre la droite, la gauche, les féministes ou pas, les immigrants, les pure laine, les racistes ou antiracistes, la police ou les dirigeants. Même si des théories émergent ici et là... agression de masse organisée, complot, crime de guerre... Un fait reste. Des centaines de filles et de femmes ont été agressées sexuellement un peu partout en Europe le soir de la Saint-Sylvestre, parce qu'elles sont des femmes. On pourra relancer la balle maintes fois dans le clan adverse, essayer de savoir qui détient la raison et qui se trompe, un fait restera: des filles et des femmes ont été victimes d'agressions sexuelles, par des hommes.

Partout sur la planète des agressions sexuelles sont commises jour après jour. Ne serait-il pas temps que nous dénoncions tous la problématique de la violence sexuelle? Et si nous commencions par nous attarder à la racine du problème?

*La toile de fond: la violence faite aux femmes «at large» dans une société patriarcale.

La socialisation: «C'est par ce processus que chaque enfant acquiert des aptitudes, des valeurs et des comportements lui permettant de se conformer au rôle qu'on veut qu'il ou elle joue dans la société. Divers agents de socialisation l'aident à assimiler ce rôle. D'abord, évidemment, les parents, l'école et la religion, mais aussi, plus subtilement, le cinéma, les livres, les magazines et enfin, les modèles masculins et féminins de son entourage. Les sociétés capitalistes et patriarcales inculquent évidemment à leurs membres des rôles, des comportements et des valeurs qui servent les intérêts du capitalisme et du patriarcat» (Pettifer & al., 1997: 35-36).

Déjà, si vous vous attardez au rayon des jouets, vous verrez une différence marquée entre ce que l'on propose aux garçons (superhéros puissants forts) et aux petites filles (Barbie sexy et jouets de tâches ménagères). Ensuite, si vous vous attardez aux magazines, vidéos et autres, vous constaterez que la femme y règne en tant qu'objet et que l'homme, lui, représente le pouvoir d'utiliser cet objet.

Donc, lorsque l'on conditionne très tôt les hommes à adopter des attitudes de domination et les femmes à adopter des attitudes de soumission, cela prédispose, les uns et les autres à vivre et à entretenir des rapports inégaux.

Et il est là, le fond du problème. Les rapports inégaux entre les hommes et les femmes. (...)

Les guerres, qu'elles soient le résultat de conflits politiques, religieux, territoriaux ou de rivalités entre groupes criminalisés d'ici ou ailleurs, ont utilisé et utilisent encore la violence sexuelle comme tactique ou stratégie en vue d'affaiblir, paralyser et détruire l'ennemi**. Perçues par notre société sexiste comme des objets et la propriété des hommes, les femmes, en temps de guerre, deviennent des cibles toutes désignées (...)

Si nous voulons dénoncer quelque chose en lien avec les agressions sexuelles commises en Cologne ou partout ailleurs, il faut s'attaquer au problème de fond, soit le problème d'inégalité entre les femmes et les hommes.

Nous pouvons être acteurs de changement dans l'éducation de nos enfants, dans nos choix de vie, dans nos prises de position personnelles et publiques. Cette problématique (...) nous appartient à toutes et à tous.

Sophie Labrie

Pour le CALACS de Granby

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