L'autre défi à relever!

Claude Leclaire, auteur de Monsieur Claude, profession chauffeur... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Claude Leclaire, auteur de Monsieur Claude, profession chauffeur d'escorte.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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La Voix de l'Est

Suite à la parution de l'article Monsieur Claude, profession chauffeur d'escorte: Défi relevé, le CALACS tient à réagir.

Nous ne tenons pas à discréditer l'intention de départ de l'auteur, soit celle de relever un défi et d'en plus, de remettre une partie des profits à une fondation qui vient en aide aux personnes atteintes du cancer, c'est tout à fait remarquable.

Cependant, si nous jugeons bon d'intervenir, c'est que des propos tenus par l'auteur dans son entrevue méritent d'être recadrés. La prostitution en elle-même est reconnue comme une forme de violence. Nous ne pouvons donc pas dissocier prostitution et violence. Jamais.

L'âge moyen d'entrée en prostitution au Canada est de14-15 ans, donc lorsqu'on lit que certaines le font par choix, nous considérons qu'à 14-15 ans, aucun enfant ne se lève un matin en disant: aujourd'hui, je vais aller me prostituer. Le recrutement des jeunes filles est ciblé, les tactiques des pimps sont connues, la manipulation fait partie intégrante de leur stratégie. Ils utilisent la vulnérabilité des jeunes filles pour arriver à leurs fins.

De 70 à 90% des femmes dans la prostitution ont subi des agressions physiques, leur taux de mortalité est 40 fois supérieur à la moyenne nationale. On parle de violence avec un grand V.

Nous pourrions écrire statistique par-dessus statistique afin de démontrer que la prostitution (comprendre: chosification du corps humain et marchandisation des activités sexuelles) est dommageable pour la société entière. Nous allons plutôt inviter tous les lecteurs à visionner le documentaire Le commerce du sexe d'Êve Lamont disponible sur internet, qui démontre le vrai visage de la prostitution. La prostitution n'a rien à voir avec le film Pretty Woman.

Se renseigner davantage sur la réalité que vivent les filles et les femmes qui se font prostituer, se renseigner sur les conséquences de toutes ces violences qu'elles subissent au quotidien, voilà déjà un défi de taille.

Pour le CALACS, l'autre défi à relever est celui d'informer la population afin de l'amener à réfléchir sur le sujet pour qu'elle soit en mesure de prendre position.

Parfois, transposer des situations dans notre propre vie change la perspective des choses. Est-ce que j'accepterais que ma fille ou ma petite-fille se fasse prostituer? Est-ce que c'est ce que je souhaite pour toutes les jeunes filles de ma famille, une vie dans la prostitution? Bonne réflexion.

Sophie Labrie, pour le CALACS de Granby

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