Endettement des ménages: quand atteindra-t-on la limite?

Ainsi donc, l'endettement des ménages au Canada atteint 163,7 % du revenu net. (123RF)

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La Voix de l'Est

Ainsi donc, l'endettement des ménages au Canada atteint 163,7 % du revenu net.

Drôle de coïncidence, cette nouvelle sort à 10 jours de Noël, fête par excellence de la surconsommation et, par le fait même, du surendettement.

Le taux d'endettement est donc à un sommet. Cette progression finira-t-elle un jour par s'arrêter? Y a-t-il une limite à l'endettement des ménages? Si oui, quand l'atteindra-t-on? Ces questions n'ont pas vraiment de réponses.

Sauriez-vous vivre sans vous endetter davantage? Votre taux d'endettement vous paraît-il acceptable, ou au contraire avez-vous l'impression de courir d'une paie à l'autre pour payer toutes vos dépenses et respecter vos obligations? Alors que le congé des Fêtes approche et que la course aux cadeaux s'achève, il y a lieu de se questionner sur nos choix individuels.

Depuis quelques années, l'ACEF propose son atelier Vivre Noël autrement. Chaque fois, nous questionnons les participants sur leurs souvenirs de Noël. Rarement, ils nous parlent des cadeaux qu'ils ont reçus. Leurs souvenirs sont liés aux rencontres de famille, aux repas qu'ils prendront, aux enfants qui courent partout ou aux activités qu'ils font.

Les cadeaux ont peu d'importance. Pourtant, à quelques jours de Noël, tout est axé sur les cadeaux. Vous n'avez pas d'argent? La carte de crédit est là pour y suppléer. Aussi bien se gâter tout de suite: on paiera plus tard.

Bien sûr, on peut fêter Noël autrement. Le bonheur d'être ensemble, la joie de faire des activités et de partager, tout cela ne coûte rien. Dans nos ateliers, nous essayons de revenir à l'essence de Noël et du temps des Fêtes. On n'a pas besoin de surcharger notre carte de crédit pour être heureux.

Malheureusement, notre économie carbure au crédit. Plusieurs d'entre nous en sont même dopés, incapables de s'en passer. Pendant combien de temps pourrons-nous maintenir cette cadence? Tous ces achats nous rendent-ils plus heureux? Avons-nous davantage de temps pour nous? Pourtant, un jour ou l'autre, on atteindra le fond du baril. On ne pourra pas toujours s'endetter encore plus.

En ce congé des Fêtes qui s'amorce, prenons le temps de nous poser ces questions. S'il y avait une résolution que nous pourrions prendre au début de 2016, ne serait-elle pas de freiner un peu cet appétit vorace et de commencer à réduire notre endettement personnel?

 

Roger Lafrance, directeur de l'ACEF Montérégie-est

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