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«Je ne suis ni libéral ni fédéraliste et j'ai voté pour le Bloc québécois le 19 octobre. Indépendamment de mon allégeance, je crois qu'il est sain politiquement de reconnaître la valeur de Justin Trudeau. »

Archives Le Droit

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La Voix de l'Est

Je ne suis ni libéral ni fédéraliste et j'ai voté pour le Bloc québécois le 19 octobre. Indépendamment de mon allégeance, je crois qu'il est sain politiquement de reconnaître la valeur de Justin Trudeau. Il est, tout au long de la campagne électorale, resté positif à l'égard de ses adversaires se comportant de façon constante, peu importe l'événement, en gentilhomme, ce qui a fait honneur à sa génération, tout en redonnant de la dignité à la politique. Ce n'est pas rien!

Une fois élu, il a mis une équipe mixte et forte de ministres au travail pour actualiser rapidement les promesses qu'il a faites aux Canadiens, et ce, en dépit des mauvaises surprises budgétaires héritées des conservateurs. Ce mode de gestion en équipe lui a permis de se préparer et de participer avec efficacité à un blitz de rencontres internationales.

Partout, devant les chefs d'États, il a suscité l'intérêt, l'enthousiasme et le respect. Il a maintenu, par exemple, sa position concernant le retrait des F-18 de Syrie devant François Hollande comme il l'avait fait auprès d'Obama en expliquant simplement que le Canada voulait être plus efficace dans cette région pour combattre l'EI. C'est quelque chose, cette façon de dire la vérité en toute transparence de la part d'un jeune chef!

Devant les médias, ne se laissant pas distraire par la belle image qu'il projette, autant que sa famille, il n'a pas fait différemment. Il a parlé vrai et est resté cohérent avec ce qu'il avait déjà dit aux Canadiens en campagne électorale. En plus, il a ajouté des détails démontrant que ses devoirs étaient bien faits.

Une illustration de cela est son entrevue de dimanche au journal français, le Monde, à la veille de l'ouverture de la COP21. (Devoir, 1er déc.) au cours de laquelle il s'est montré à la fois clair et ferme. Petits exemples:

1) Question: Les sables bitumineux... seront-ils exploités comme avant?

Réponse: Non, l'exploitation sera plafonné à 100 mégatonnes de GES contre 70 aujourd'hui... même si l'industrie envisage de les tripler d'ici 2050.

2) Question: Allez-vous baisser les subventions à la production d'énergies fossiles?

Réponse: Oui, c'était l'un de nos engagements.

3) Question: Une extrême défiance s'était installée entre la communauté scientifique canadienne et le gouvernement précédent... cela va-t-il changer?

Réponse: C'est déjà fait. Les scientifiques ont le droit de parler aux médias.

Je suis plutôt fier de mon premier ministre, un homme franc, ouvert et progressiste. Mais, serait-il ouvert à un dialogue pancanadien visant la réintégration du Québec dans la Constitution canadienne à certaines conditions? J'ose penser que oui, mais encore faudrait-il que l'Assemblée nationale du Québec en fasse la demande formelle. Si elle ne le fait pas, à ce moment-ci, à l'approche du 150e de la Confédération, l'occasion ne se représentera pas avant longtemps. Il ne restera, bien sûr, que l'indépendance pour assurer l'avenir de la différence québécoise. C'est peut-être bien qu'il en soit ainsi, mais il serait alors regrettable que Justin nous devienne étranger.

Denis Fortier, Shefford

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