Quand la mort fait mordre dans la vie

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La Voix de l'Est

La journaliste de l'hebdo Le Plus de La Voix de l'Est, Isabelle Gaboriault, dans son article du 28 octobre dernier qui a pour titre «Quand la mort fait mordre dans la vie», nous relate avec justesse le parcours peu banal de Mme Hélène Giroux. Cette dame bienveillante et chaleureuse qui a une formation, entre autres, comme accompagnatrice en fin de vie nous a présenté son deuxième livre qui s'intitule «Ce que les mourants m'ont enseigné...»

Lors du lancement, Mme Giroux a profité de l'occasion pour nous faire entendre plusieurs témoignages de familles, au sujet des avantages d'être accompagnés pour apprivoiser la mort et les bénéfices pour les personnes en fin de vie et également la famille immédiate.

Voici un extrait de l'introduction du deuxième livre de Madame Giroux: La mort c'est... «l'aboutissement d'un grand périple où j'aurai appris à devenir un meilleur être humain au contact des autres, où j'aurai apporté mon humble contribution à l'évolution de ce monde, où j'aurai rendu les gens heureux à travers mon passage en faisant de petites différentes pour ceux qui croisent ma route».

C'est le chapitre 11, page 200, qui m'a le plus rejoint et touché: «Donnez au suivant». L'auteure nous confie ceci: «On doit faire les choses parce que l'on croit profondément que ce sont les choses à faire et que cela fleurira au moment opportun... tous les jours, chacun à sa façon, on peut faire rayonner cette lumière sur autrui».

Personnellement, j'ai vécu deux opérations chirurgicales majeures en février et novembre 1990, alors que mon poids a joué au «yoyo» entre 98 et 115 livres pendant plus de 18 mois; mon poids normal se situe entre 165 et 168 livres.

Alors que ma vie n'avait pratiquement plus de sens... dans une situation particulière, un homme que je connaissais de vue seulement m'a crié dans un champ de maïs, sur une distance d'environ 400 pieds «Bonne chance Serge!». Surpris, je me suis retourné et il m'a salué de la main. À ce moment bien précis, j'ai senti en moi comme une étincelle, une flamme, une lumière qui m'a permis de revivre en quelque sorte et cette renaissance dure depuis tout près de 25 ans!

Après l'analyse de l'évènement, je suis porté à croire que c'est le timbre de la voix et surtout le bon «timing» qui a fait toute la différence dans ma vie. On ne sait jamais la portée qu'une phrase, dite au moment opportun, peut provoquer dite dans la vie d'être humain!

Voici un extrait de la conclusion du  livre de Madame Giroux: «À quoi donc servirait cette vie si je ne faisais qu'accumuler des biens... si je n'étais qu'à la recherche du pouvoir? De toute façon, tout cela me sera complètement inutile le jour où je quitterai cette vie». À la suite du dépôt du rapport final de la juge France Charbonneau, du 24 novembre, après plus de 300 personnes entendues à la commission Charbonneau, trop de témoins clés récalcitrants ont témoigné «sous serment» d'une manière disons, évasive, pour être poli, ces témoins à la mémoire sélective sont en réalité, dans la vie de tous les jours, de bons parents, de bons grands-parents et de bons arrière-grands-parents, quels héritages ou plutôt quels souvenirs, impressions, images et valeurs morales vont-ils transmettre à tous leurs êtres chers qui gravitent autour d'eux?

Faire son testament et/ou lire le livre de: Madame Hélène Giroux: «Ce que les mourants m'ont enseigné...» ça ne fait pas mourir!

Humainement vôtre,

 

Serge Dion,

Granby

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