La volonté politique n'y est pas

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La Voix de l'Est

Les attentats de Paris ne font que nous confirmer l'incapacité de nos dirigeants politiques à vouloir régler les tueries qui font d'innocentes victimes.

Comme l'ont souligné la plupart des commentateurs, ce n'est pas l'augmentation des contrôles au niveau de la sécurité et des frontières qui feront de nos environnements des aires de tranquillité et de paix.

La solution toute simple est de régler à la source les conflits armés qui empoisonnent la vie des populations qui sont maintenant les cibles des groupes terroristes.

Les John Kerry des É.-U. et Sergueï Lavrov de la Russie peuvent bien nous susurrer n'importe quoi, ils sont incapables de mettre fin à tous les carnages imaginés par leurs «p'tits amis» dictateurs. En supportant ces régimes, par personnes interposées, ils tuent, ils massacrent, ils assassinent des dizaines de milliers de civils innocents.

L'Irak, héritage de George W., la Libye, la Syrie, Israël, le territoire palestinien sont les terrains de jeux des grandes puissances.

Des gens brûlent des cierges et prient pour la paix. Des idéalistes signent des pétitions, organisent des marches et des conférences pour la paix. Pourtant, tous ces efforts pour apporter la paix ont échoué.

La paix est un mirage, un objectif irréaliste et inaccessible, un rêve impossible? Le processus de paix est frustrant et difficile? Parce que les grandes puissances déploient des armes pour faire respecter la paix.

Les AK47, les F16, remplacent les colombes. Indépendamment de nos croyances religieuses, «paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté» ne semble pas être pour demain, ni même après-demain. La volonté politique n'y est pas.

Les Kerry et Lavrov de ce monde peuvent bien se réunir où ils veulent, discourir comme ils veulent, se donner une poignée de main, les innocentes victimes se multiplient en Irak, en Syrie, à Paris ou ailleurs. Ils sont coupables de tous ces meurtres. Les terroristes de Paris se sont procuré les armes et la façon de faire auprès des alliés, des «p'tits amis» des Kerry ou Lavrov: pas nécessaire de faire une large enquête pour connaître les commanditaires des attentats. Tout le monde le sait et le diable s'en doute.

Nous avons un gros problème, les Kerry et Lavrov savent, mais ils n'ont pas la volonté de mettre fin à tous ces carnages. Alors, ce sont d'innocentes victimes qui paient pour l'incapacité de ces tristes diplomates.

Il faudrait rappeler aux Kerry et Lavrov que la diplomatie est la conduite de négociations entre des personnes, des groupes ou des nations en réglant un problème sans violence. Mais ces deux personnes se plaisent à parler pour ne rien dire. Des mots qui se transforment en maux pour l'humanité.

Nous trouvons toujours de l'argent pour faire la guerre, jamais pour vivre en paix.

D'ici un prochain attentat, soyez vigilants: le prix de la liberté, c'est la vigilance éternelle, disait Thomas Jefferson.

 

Bernard Fournelle

@- EDITO-courrier-signature-ville:Granby

@EDITO-courrier-titre filet plein:Quand la mort fait mordre dans la vie

La journaliste de l'hebdo Le Plus de La Voix de l'Est, Isabelle Gaboriault, dans son article du 28 octobre dernier Quand la mort fait mordre dans la vie, nous relate avec justesse le parcours peu banal de Mme Hélène Giroux. Cette dame bienveillante et chaleureuse qui a une formation, entre autres, comme accompagnatrice en fin de vie nous a présenté son deuxième livre qui s'intitule «Ce que les mourants m'ont enseigné...»

Lors du lancement, Mme Giroux a profité de l'occasion pour nous faire entendre plusieurs témoignages de familles au sujet des avantages d'être accompagnés pour apprivoiser la mort et des bénéfices pour les personnes en fin de vie et également la famille immédiate.

Voici un extrait de l'introduction du deuxième livre de Mme Giroux: La mort c'est... «l'aboutissement d'un grand périple où j'aurai appris à devenir un meilleur être humain au contact des autres, où j'aurai apporté mon humble contribution à l'évolution de ce monde, où j'aurai rendu les gens heureux à travers mon passage en faisant de petites différences pour ceux qui croisent ma route».

C'est le chapitre 11, page 200, qui m'a le plus rejoint et touché: «Donnez au suivant». L'auteure nous confie ceci: «On doit faire les choses parce que l'on croit profondément que ce sont les choses à faire et que cela fleurira au moment opportun... tous les jours, chacun à sa façon, on peut faire rayonner cette lumière sur autrui».

Personnellement, j'ai vécu deux opérations chirurgicales majeures en février et novembre 1990, alors que mon poids a joué au «yoyo» entre 98 et 115 livres pendant plus de 18 mois; mon poids normal se situe entre 165 et 168 livres.

Alors que ma vie n'avait pratiquement plus de sens... dans une situation particulière, un homme que je connaissais de vue seulement m'a crié dans un champ de maïs, sur une distance d'environ 400 pieds: «Bonne chance Serge!». Surpris, je me suis retourné et il m'a salué de la main. À ce moment bien précis, j'ai senti en moi comme une étincelle, une flamme, une lumière qui m'a permis de revivre en quelque sorte et cette renaissance dure depuis tout près de 25 ans!

Après l'analyse de l'évènement, je suis porté à croire que c'est le timbre de la voix et surtout le bon «timing» qui ont fait toute la différence dans ma vie. On ne sait jamais la portée qu'une phrase, dite au moment opportun, peut provoquer dans la vie d'être humain!

Voici un extrait de la conclusion du livre de Mme Giroux: «À quoi donc servirait cette vie si je ne faisais qu'accumuler des biens... si je n'étais qu'à la recherche du pouvoir? De toute façon, tout cela me sera complètement inutile le jour où je quitterai cette vie».

À la suite du dépôt du rapport final de la juge France Charbonneau, après plus de 300 personnes entendues à la commission, trop de témoins clés récalcitrants ont témoigné «sous serment» d'une manière disons, évasive, pour être poli... Ces témoins à la mémoire sélective sont en réalité, dans la vie de tous les jours, de bons parents, de bons grands-parents et de bons arrière-grands-parents. Quels héritages, ou plutôt, quels souvenirs, impressions, images et valeurs morales vont-ils transmettre à tous leurs êtres chers qui gravitent autour d'eux?

Faire son testament et/ou lire le livre deMme Hélène Giroux Ce que les mourants m'ont enseigné..., ça ne fait pas mourir!

Humainement vôtre,

 

Serge Dion,

Granby

 

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