La volonté politique n'y est pas

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En octobre dernier, à Paris, le secrétaire d'État américain John Kerry discutait avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

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La Voix de l'Est

Les attentats de Paris ne font que nous confirmer l'incapacité de nos dirigeants politiques à vouloir régler les tueries qui font d'innocentes victimes.

Comme l'ont souligné la plupart des commentateurs, ce n'est pas l'augmentation des contrôles au niveau de la sécurité et des frontières qui feront de nos environnements des aires de tranquillité et de paix.

La solution toute simple est de régler à la source les conflits armés qui empoisonnent la vie des populations qui sont maintenant les cibles des groupes terroristes.

Les John Kerry des É.-U. et Sergueï Lavrov de la Russie peuvent bien nous susurrer n'importe quoi, ils sont incapables de mettre fin à tous les carnages imaginés par leurs «p'tits amis» dictateurs. En supportant ces régimes, par personnes interposées, ils tuent, ils massacrent, ils assassinent des dizaines de milliers de civils innocents.

L'Irak, héritage de George W., la Libye, la Syrie, Israël, le territoire palestinien sont les terrains de jeux des grandes puissances.

Des gens brûlent des cierges et prient pour la paix. Des idéalistes signent des pétitions, organisent des marches et des conférences pour la paix. Pourtant, tous ces efforts pour apporter la paix ont échoué.

La paix est un mirage, un objectif irréaliste et inaccessible, un rêve impossible? Le processus de paix est frustrant et difficile? Parce que les grandes puissances déploient des armes pour faire respecter la paix.

Les AK47, les F16, remplacent les colombes. Indépendamment de nos croyances religieuses, «paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté» ne semble pas être pour demain, ni même après-demain. La volonté politique n'y est pas.

Les Kerry et Lavrov de ce monde peuvent bien se réunir où ils veulent, discourir comme ils veulent, se donner une poignée de main, les innocentes victimes se multiplient en Irak, en Syrie, à Paris ou ailleurs. Ils sont coupables de tous ces meurtres. Les terroristes de Paris se sont procuré les armes et la façon de faire auprès des alliés, des «p'tits amis» des Kerry ou Lavrov: pas nécessaire de faire une large enquête pour connaître les commanditaires des attentats. Tout le monde le sait et le diable s'en doute.

Nous avons un gros problème, les Kerry et Lavrov savent, mais ils n'ont pas la volonté de mettre fin à tous ces carnages. Alors, ce sont d'innocentes victimes qui paient pour l'incapacité de ces tristes diplomates.

Il faudrait rappeler aux Kerry et Lavrov que la diplomatie est la conduite de négociations entre des personnes, des groupes ou des nations en réglant un problème sans violence. Mais ces deux personnes se plaisent à parler pour ne rien dire. Des mots qui se transforment en maux pour l'humanité.

Nous trouvons toujours de l'argent pour faire la guerre, jamais pour vivre en paix.

D'ici un prochain attentat, soyez vigilants: le prix de la liberté, c'est la vigilance éternelle, disait Thomas Jefferson.

 

Bernard Fournelle, Granby

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