Élections partielles et manifestations citoyennes

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La Voix de l'Est

Depuis des années, nous votons majoritairement pour des partis politiques dont toute la philosophie économique et sociale repose sur deux principes destructeurs: moins d'investissements dans la construction d'une société juste et évoluée et moins d'impôts de la part des entreprises et des bien nantis.

Il est vrai que l'argent ne pousse pas dans les arbres, mais il ne pousse pas non plus dans les poches des enfants, des familles démunies, des étudiants, des personnes âgées, malades ou handicapées.

Les baisses d'impôts se transforment automatiquement en hausses vertigineuses de la tarification et la diminution des investissements de l'État ouvre largement la porte à la privatisation clandestine des services publics et l'ajout d'autres tarifs. Ces fallacieux changements font en sorte que les services deviennent accessibles uniquement pour les familles et les personnes ayant des revenus élevés. (...) Il n'est plus question de besoins humains et sociaux reconnus comme fondamentaux et essentiels à tout le monde (...)Les politiques néolibérales favorisent les inégalités socio-économiques et créent entre les citoyens un déséquilibre financier qui conduit à un clivage social coûteux et dangereux, mais on s'en fiche royalement.

Depuis plus de 30 ans, les politiques de droite ont étouffé les administrations municipales, scolaires, communautaires, culturelles et hospitalières. Plus il y a de coupures, plus les infrastructures de tout genre tombent en ruine. Il faudrait se demander pour qui voteront les électeurs des quatre comtés qui sont appelés à élire un nouveau député. Le gouvernement Couillard et la majorité silencieuse comprennent-ils la gravité de la situation dans laquelle les politiques néolibérales ont plongé le Québec depuis trente ans? Le 19 octobre dernier, 83 % des électeurs québécois ont célébré dans la joie le renversement de la dictature de droite de Stephen Harper et pourtant, depuis trente ans, les gouvernements PQ et PLQ appuyés par l'ADQ 0.1 et 0.2 ont servi aux Québécois le même discours néolibéral inhumain et antisocial.

Depuis quelques semaines, beaucoup de citoyens sortent dans la rue et manifestent, mais c'est trop tard. Il aurait fallu réfléchir au moment des élections provinciales et se demander si les solutions au déséquilibre budgétaire telles que proposées dans les plates-formes électorales se trouvaient bien dans les tarifications de plus en plus élevées payées surtout par la classe moyenne et dans les coupures sordides et injustifiées prévues dans tous les services publics jadis offerts à toute la population. On a préféré voter pour les apôtres de la droite qui ont fait appel à l'individualisme chronique qui nous habite. Ils nous ont fait miroiter de futures baisses d'impôts, ces attrape-nigauds électoraux extrêmement efficaces. Et maintenant, nous avons le gouvernement que nous méritons et tout le monde en paie tristement le prix: les familles, les enfants, les étudiants, les personnes âgées, les personnes malades, les enseignantes, les infirmières, les fonctionnaires et les administrations de toutes sortes. Comme nous n'avons pas encore atteint le fond du baril, les résultats des prochaines élections partielles ne feront que rendre plus arrogante la gang qui est en train de détruire le Québec.

 

André Beauregard, Shefford

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