Passons à autre chose

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La Voix de l'Est

Le nouveau Premier ministre du Canada nous a promis un gouvernement ouvert, transparent et intègre. Nous verrons à l'usage, laissons la chance au coureur. Nous verrons sa capacité de transformer ses promesses et engagements en réalité. Il doit passer de la parole aux actes.

Mais une chose est sûre, c'est qu'il aura un travail énorme à faire pour reconstruire la crédibilité du Canada sur la scène internationale.

Pierre Elliott-Trudeau ne passera pas l'histoire comme un grand Premier ministre du Canada, mais sa stature d'homme d'État en faisait un leader mondial respecté. En espérant que le fils ait hérité de son père l'ouverture sur le monde.

Le Canada «plusss» meilleur du monde doit abandonner son style «va-t-en-guerre» imposé par notre ancien Canadian Prime minister et investir ses énergies dans le règlement des conflits régionaux sans oublier la mise à jour des reniements de certains traités internationaux.

La Conférence de Paris sur le climat sera l'occasion de vérifier le sérieux des engagements du nouveau premier ministre et de son gouvernement. Dans ce dossier, ils ne peuvent pas faire pire que leurs prédécesseurs.

En plus, cette campagne électorale trop longue et très coûteuse a eu des effets secondaires. Thomas Mulcair s'est rendu compte qu'il n'est pas Jack Leyton, Gilles Duceppe n'est pas Lucien Bouchard, mais Stephen Harper est toujours Stephen Harper: arrogant, revanchard et fade. Ils ont été sanctionnés par les électeurs, mais selon toutes vraisemblances ils devront laisser la place. Le NPD, les bloquistes et les conservateurs devront se trouver un chef nouveau.

Une nouvelle génération de politiciens naîtra, avec des idées et des visions nouvelles, espérons-le. Mais y a-t-il une relève? Ou bien aurons-nous droit à un recyclage de vieilles pantoufles? Les Chantal Hébert, Michel C. Auger, Daniel Lessard auront des mois de plaisir devant eux.

D'autres apprentis commentateurs soulignent que la défaite de Gilles Duceppe et le pauvre score des bloquistes signifient la fin de la mouvance indépendantiste du Québec: ils confondent leurs fantasmes et la réalité. Faut-il rappeler que René Lévesque a connu quelques défaites électorales avant de devenir le premier ministre du Québec en 1976? Faut-il rappeler que le référendum de 1995 a été perdu par plus ou moins 50 000 votes? Faut-il rappeler que la mouvance indépendantiste ne s'est jamais portée mieux avec le Parti libéral au pouvoir à Ottawa: fédéralistes à Ottawa, souverainistes à Québec, c'est la contradiction québécoise? Le Québec soi-disant de gauche en 2011 et libéral en 2015, une autre contradiction québécoise. 5 % en 1967 et près de 50 % en 1995. Rappelons-nous que Terre-Neuve a mis plusieurs référendums pour devenir la dixième province du Canada. Se pourrait-il que le Québec vive trois ou quatre référendums pour devenir un pays? La marche du Québec est lente, peut-être, mais elle est irréversible. Il faut se souvenir de la fable de Jean de La Fontaine Le lièvre et la tortue.

D'ici là, laissons Justin Trudeau jouir de sa victoire: c'est une première; un fils devenir premier ministre, comme son père, d'un pays qui n'est pas une dictature déclarée.

Bernard Fournelle, Granby

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