Essence des mots: société, monnaie et État

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La Voix de l'Est

Il est parfois étonnant de réfléchir sur le sens de ces mots.

Pour nous, une société est un ensemble d'humains organisé vivant sur un territoire donné. Donc pas question de parler du NOUS, des citoyens de souche, etc. Par contre, il est important d'insister sur l'aspect organisation. Cela signifie que tous les individus ou groupes ont un rôle à jouer comme les organes dans le corps d'un être vivant. Si un groupe est lésé dans ses droits, à l'instar d'un organe dans un être vivant, c'est toute la société qui aura du mal à fonctionner. Inutile de vous raconter l'histoire grecque où chaque organe se vantait de l'importance de son rôle et celui qu'on méprisait cessât de fonctionner de telle sorte que tout le corps fut tellement congestionné qu'on a dû le reconnaître et lui donner ses lettres de noblesse.

Pour ce qui est de la monnaie, nous sommes-nous attardés à sa nature première? Elle est tout simplement un instrument de mesure, créé par les sociétés, afin de quantifier la valeur des biens produits ou possédés et des services rendus. Ce n'est rien d'autre.

Maintenant, est-ce que la monnaie que nous gagnons comme revenu nous appartient? Pensons-y bien. Si vous croyez qu'elle vous appartient absolument, imaginons le scénario suivant. Supposons qu'un magnat un peu cinglé voulant se donner en spectacle annonce qu'il va faire brûler plusieurs liasses de 5$ sur la place publique et qu'il passe à l'action. Qu'arrivera-t-il? Il se fera arrêter, non seulement pour risque d'incendie, mais tout simplement parce que la monnaie ne lui appartient pas d'une façon absolue. Elle est mise à sa disposition pour les raisons que nous avons mentionnées. Donc nous déduisons que la monnaie est un bien public.

Alors qui en contrôle la fabrication, sa masse ou quantité à mettre en circulation, sa juste répartition la plus optimale possible, sa vélocité ou roulement pour le plus grand bien de tous les humains de la société? Vous me direz le gouvernement - ou l'État -, et avec raison. Donc, quand le gouvernement avec ses politiques parle toujours de baisser les impôts tout en se gardant de dire en même temps qu'il va augmenter les taxes et les tarifs, quelles en sont les conséquences? Les mieux nantis continuent de s'enrichir et les autres continuent de s'appauvrir. En d'autres mots, les écarts vont s'agrandissant et au diable la solidarité humaine. N'est-ce pas le contraire de la mission de l'État? Les impôts n'ont-ils pas été instaurés dans un but progressif et non régressif?

En d'autres mots, ne devrait-on pas réviser cette application mur à mur des mesures d'austérité? Cette façon de faire n'encourage pas une société et ne l'engage pas vers la prospérité. C'est bien dommage! Ne dit-on pas «Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin»?

 

Roger Arbour

Granby

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