Le bonheur naîtra le 19 octobre

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La Voix de l'Est

Quelle période pénible que la campagne électorale actuelle! Surtout qu'elle s'éternise, parce qu'un homme en a décidé ainsi.

Il semble qu'il n'y a que le grand chef de chaque parti qui soit autorisé à parler. Même les plus importants lieutenants sont peu loquaces et presque invisibles. Jadis, une campagne électorale nous faisait connaitre une équipe. Aujourd'hui, nous voyons toujours les mêmes faces. Il y a de quoi ennuyer les plus patients. Mais lors des déclarations solennelles des nobles aspirants au trône, ils sont entourés de marionnettes muettes comme des fleurs fanées. Ils veulent simuler la démocratie, avant d'assoir leur monarchie.

Chaque chef se fait artiste, dessinant en rose ce que sera le pays si l'on est élu et en vert malade ce qu'il adviendra de nous, si par malheur, nous élisons un autre parti. On promet ce qui plait aux oreilles des électeurs, mais qu'arrivera-t-il après les élections? Félix l'a bien décrit: «La veille des élections, il t'appelait son fiston; le lend'main, comme de raison, y avait oublié ton nom.»

Et nous sommes littéralement inondés de demi-vérités. En fait, les demi-vérités sont des mensonges. Des mensonges les pires qui soient, justement parce qu'ils se cachent derrière de beaux idéaux. Je ne me souviens pas qui a dit que «mentir avec aise est un art qui ne s'acquiert qu'avec la pratique». Et il y en a qui pratiquent le mensonge depuis longtemps... et avec brio. Une autre astuce fort pratiquée par les chefs: la répétition... surtout la répétition du mot «économie» qu'on martèle inlassablement.

Pourtant, les élections sont presque toujours suivies d'une période d'amaigrissement, de coupures, d'austérité. Les réalisations des promesses ... c'est pour plus tard ou jamais. L'important: amasser de l'argent pour la fin du mandat et pour les élections suivantes. On fait d'abord jeuner les citoyens. Ils seront plus affamés pour bouffer les bonbons, avant les élections suivantes. Il semble que la «première priorité» des élus est de tout faire pour se faire réélire.

On va même jusqu'à détruire des créations des anciens gouvernements. Un seul exemple: le magnifique programme Katimavik, instauré par les libéraux, il y a près de 40 ans, est mort et ressuscité selon l'alternance des gouvernements. Ça coûte combien ces réformes pour effacer des programmes instaurées par les gouvernements précédents? Des programmes qu'on a pris du temps et de l'argent à bâtir et qui fonctionnaient bien?

Malgré tout, il y a des gens de bonne volonté en politique, des gens motivés à donner au Québec sa juste part. C'est pour eux qu'il faut aller voter le 19. C'est essentiel.

 

Émile Roberge

Granby

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