Nous sommes tous des migrants

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La Voix de l'Est

L'actualité nous présente à tous les jours leurs «sauve-qui-peut». Ils quittent un pays en guerre où règne un dictateur patenté. Qu'ils soient Syriens, Afghans, Africains du nord, du sud, ou Noirs des Caraïbes, ils cherchent une terre d'accueil où une sécurité leur permettra de se refaire une vie plus agréable pour eux et leurs enfants. Ce sont les migrants à la recherche d'un «plusss» meilleur pays.

Par définition, nous sommes tous des migrants. Mon ancêtre, soldat dans le Régiment Carignan-Salières, est arrivé en Nouvelle-France en 1667 pour combattre les méchants Iroquois. Mon ancêtre venait de Rouen, en Normandie. Quelques années plus tard, il se maria à une Fille du Roy. Je suis de la onzième génération du descendant d'un migrant et d'une Fille du Roy.

Selon mon arbre généalogique maternel, j'aurais aussi quelques descendants acadiens. De plus, comme le soulignent les historiens, nous ne sommes pas passés de 600 à 8 millions de francophones sans la participation des indiens de l'époque. Eux aussi étaient des migrants venant de la Sibérie lointaine passant par l'Alaska pour s'établir sur les terres d'Amérique avant que Jacques Cartier ne plante sa croix à Gaspé.

Comme le dit maladroitement notre Canadian Prime minister, qui est aussi le descendant d'un migrant, nous serions des Canadiens de souche. Le Canada est ce qu'il est à cause des migrants. Sans eux où serions-nous?

Vous, moi et les autres sommes un mélange de Français, d'Acadiens, d'Autochtones de souche. Sans parler de ceux et de celles qui viennent d'ailleurs: nous sommes plus ou moins 35 millions de descendants de migrants dans le «plusss» meilleur pays du monde.

Même en ayant Stephen Harper comme premier ministre, nos hivers rigoureux et la Reine d'Angleterre comme chef d'État, le Canada demeure un pays agréable où vivre. Les deux océans et nos puissants voisins du sud nous protègent de la crise des migrants vécue actuellement par les pays d'Europe si nous faisons exception des Mexicains sautant la frontière des USA.

Le Canada, depuis sa découverte, s'est fait un devoir d'accueillir des populations qui se trouvent dans des situations les mettant en danger. Nous pouvons penser aux Irlandais, aux boat people, aux Kosovars. Mais avec l'actuel Canadian Prime minister, c'est «Bienvenue chez nous, mais restez chez vous».

 

Bernard Fournelle,

Granby

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