L'éducation au Québec

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La Voix de l'Est

Si nous faisions comme les clubs de hockey, c'est-à-dire choisir les meilleurs élèves pour les réunir et les instruire dans une même classe, nous aurions de meilleurs professionnels pour les soins de santé, l'ingénierie, etc.

Certains pays le font et les résultats sont tangibles. Aux États-Unis certaines écoles le font et certains élèves obtiennent leur baccalauréat à l'âge de dix-huit ans. Ici, au Canada, à cet âge, ils sont encore au cégep, une vraie pitié. Aux États-Unis et dans les pays scandinaves, le choix est fait selon le quotient intellectuel des élèves. Leur évaluation est faite à l'âge de douze ans et les enfants sont dirigés dans différentes classes.

À cet âge, les moins intellectuels demeurent encore aux études, mais le cursus scolaire est étendu pour que les enfants soient dirigés dans des classes où l'instruction est rendue plus souple une partie de la journée seulement. Pour la deuxième partie, les élèves sont dirigés vers des classes où les cours sont vers les fonctions manuelles, c'est-à-dire vers les métiers qu'ils sont aptes à apprendre et à faire. Ici, nous leur donnons des diplômes de onzième année selon leur âge et la durée du temps passé dans les différentes classes à végéter.

J'ai été victime de cette formation et j'ai été victime, non pas des commissions scolaires, mais du clergé québécois. Il fallait absolument avoir un diplôme de cours classique pour aller à l'université pour devenir médecin. Je suis allé au collège et j'ai fait trois années de scolarité en deux ans, mais je n'ai rien appris à part le latin, le grec, et la religion catholique. En certaines occasions, c'est moi qui allais au tableau pour démontrer à mes confrères de classe la façon de résoudre des problèmes arithmétiques. C'est à ce moment-là que j'ai tout lâché et j'ai commencé à travailler dans différentes industries.

Plus tard je suis retourné aux études, à l'École Polytechnique et à l'Université de Montréal et j'ai obtenu un baccalauréat. Par la suite, j'ai occupé des postes de gestionnaire jusqu'à l'âge de 59 ans.

Je suis un parmi plusieurs et, selon moi, il est temps que le tout change et, que les meilleurs soient réunis ensemble et obtiennent leurs diplômes universitaires rapidement.

Si ces méthodes étaient mises en place au Québec, il y aurait moins de décrochages scolaires dans nos écoles.

Si certains, parmi tous vos lecteurs, veulent faire des commentaires dans La Voix de l'Est, vous êtes bienvenus.

 

Maurice Joseph,

Shefford

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