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La Voix de l'Est

C'est la devise du gouvernement Harper lorsqu'il s'agit d'accueillir des réfugiés qui subissent une quelconque persécution ou qui vivent une crise majeure dans un pays où sévit une guerre civile. Haïti, lors du tremblement de terre, il y a quelques années, et actuellement la Syrie qui subit une guerre civile.

Monsieur Harper parle des deux côtés de la bouche: il voulait la réunification des familles pour ce qui était des Haïtiens, maintenant il promet «ad nauseam» d'accueillir un nombre important de Syriens. Mais dans les faits, les Haïtiens ou les Syriens vivent le mirage canadien: ils risquent autant de mettre les pieds au Canada que moi d'avoir la chance de gagner à Loto-Québec. Selon notre Canadian Prime minister, le ministère responsable de ces dossiers est embourbé, il ne peut répondre aux demandes dans les délais acceptables. En plus, le Canada n'admet pas n'importe qui, sécurité nationale oblige.

Le Canada, terre d'accueil, c'est pour les livres d'histoire et la renommée internationale du Canada. La crédibilité du Canada s'effrite sous la gouvernance de monsieur Harper. Il tergiverse, il palabre, il donne des leçons, il s'auto-congratule, il déconne mais il cause surtout pour ne rien dire. Il peut même fanfaronner à l'occasion, surtout devant un micro ou une caméra. Pour trouver des solutions à une crise, il ne faut pas trop compter sur lui et son gouvernement: il est un adepte du Me, Myself and I, après lui le déluge et le déshonneur rejaillit sur toute la population canadienne: vous, moi et les autres.

Albert Einstein a dit qu'une population avait le gouvernement qu'elle méritait, c'est vous dire. La population canadienne aura-t-elle mieux le 19 octobre 2015? Les sondages et les augures ne semblent pas prévoir une embellie sous le soleil canadien. Mais il y a pire ailleurs. Pensons à un possible retour de Nicolas Sarkozy en France. Au moins nous pouvons nous consoler en nous disant que Georges W. ne peut effectuer un tel retour à la présidence des USA. Surtout que le monde n'a pas fini de se dépatouiller avec le merdier irakien qu'il a provoqué. Par contre, notre Canadian Prime minister s'est donné comme mission de poursuivre l'oeuvre de son maître à penser. Son style va-t-en guerre est loin de Lester B. Pearson, de Pierre Elliot-Trudeau, de Brian Mulroney et même de Jean Chrétien qui n'était pas le plus doué des hommes d'État. Mais le «petit gars de Shawinigan» a sauvegardé la crédibilité du Canada sur la scène internationale. S'il n'avait pas le contenu, il avait les bonnes manières. Monsieur Harper n'a ni un et l'autre: pour lui, c'est la simplification la plus simpliste: il y a les bons et les méchants.

Tout bon père de famille ou mari qu'il soit, il est un piètre homme d'État qui privilégie l'ouverture d'un comptoir de beignets dans un village reculé de SON Canada à la tribune de l'ONU. Par contre, cette absence nous a évité qu'il dise ou fasse une connerie de plus à la face du monde mais depuis il s'est malheureusement repris. Il se situe plutôt dans la catégorie du «politicailleur», il est de la race des dinosaures et il a son fan club surtout situé à l'ouest de la Rivière des Outaouais.

Thomas Mulcair, Justin Trudeau sont des alternatives possibles en octobre 2015: feront-ils mieux? Peut-être, faire pire, ça sera difficile. Nullus tenetur ad impossibile (Nul n'est tenu à l'impossible) disait Saint-Thomas d'Aquin en son temps. Mais pour notre Canadian Prime minister, l'impossible, c'est son quotidien.

 

Bernard Fournelle

Granby

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