L'école publique, une priorité de société

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La Voix de l'Est

À mon avis, il faut que l'école publique redevienne une priorité dans notre société et ça commence par les parents. Ils ont commencé à s'impliquer et c'est bien comme cela. Depuis plusieurs années, le Conseil du trésor coupe dans les subventions aux commissions scolaires. Les commissions scolaires tentent avec ces marges réduites d'équilibrer leur budget et coupent où elles le peuvent encore, et lorsque le ministre de l'Éducation et ses fonctionnaires ne sont pas satisfaits, le ministre leur impose des redressements et va jusqu'à les menacer de tutelle. Les coupures se font souvent au détriment des services aux élèves en difficulté d'apprentissage, puisque, à titre d'exemple, on peut couper dans le personnel professionnel comme les orthopédagogues, psychologues, etc. dont les effectifs ne sont pas régis par une convention collective.

Le malheur dans ce dossier, c'est que le tout se fait sans plan d'ensemble. Il y a peut-être des gains d'efficience à faire dans les réseaux primaire et secondaire et notre gouvernement gagnerait sûrement à asseoir tous les intervenants du milieu ensemble afin d'établir un plan d'ensemble. On a vu dans le reportage de La Presse du samedi 29 août qu'il y a des façons de faire différentes pour arriver à des résultats probants. On trouve des solutions sur le terrain et non dans les tours à Québec.

L'Ontario l'a fait, le ministère de l'Éducation a travaillé en partenariat avec les administrations scolaires, les établissements et les intervenants, plutôt que de les affronter et les menacer de disparaître et aujourd'hui, ils ont un taux de réussite au secondaire approchant 92%.

À mon avis, il faudrait aussi arrêter de rebrasser les structures en invoquant de supposées économies d'échelle qui ne viennent jamais, considérer de remettre des ressources financières dans le réseau et se concerter pour avoir un meilleur réseau d'éducation répondant aux besoins des clientèles dans un cadre souple où les initiatives locales sont les bienvenues. Si on pense que l'éducation coûte cher, l'ignorance coûte encore plus, nous n'avons qu'à jeter un regard sur l'Afrique. On prépare aujourd'hui la relève et il faut la préparer adéquatement pour faire face aux défis futurs de notre société.

Alain Boudreau

Granby

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