Un effet boomerang???

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La Voix de l'Est

L'effet boomerang est une tentative de persuasion qui a l'effet inverse de celui attendu et qui renforce les attitudes contre la cible plutôt que de les modifier. Au lieu de produire un changement d'attitude, cette décision renforce les attitudes des récepteurs à rejeter les attentes de l'émetteur.

Notre «Canadian Prime Minister», jusqu'au 1er août dernier, risque de vivre la même déception que Pauline Marois a vécue lors des élections provinciales de 2014. À vouloir savourer une éventuelle victoire; les sondages peuvent être trompeurs. Nous ne pouvons que lui souhaiter une amère et cruelle défaite; un peu comme celle de 1993 où le Parti conservateur du Canada est passé de gouvernement majoritaire à seulement 2 sièges à la Chambre des communes.

Le proverbe ne dit-il pas que celui qui provoque le désordre en récolte de plus importants? Et dans le domaine des désordres planifiés, notre Canadian Prime Minister, jusqu'au 1er août dernier, est un maître incontesté. Non content de semer un certain bordel dans SON Canada, il se permet assez ou trop régulièrement d'intervenir sur des dossiers internationaux. Il n'a pas saisi l'astuce: lorsqu'on préfère l'ouverture d'un comptoir de beignets à la tribune des Nations unies, il faut être conscient de ses limites. Il est temps de reconstruire ce qui a été détruit. Le temps de l'improvisation est terminé. 

Encore une fois, il s'est mis les pieds dans la bouche en répétant que les valeurs conservatrices qu'il prône ne sont pas les valeurs de la population du Québec. Pour ce cher Stephen, la population du Québec achète les valeurs conservatrices qu'il défend et qu'il veut imposer. Ses conseillers devront le surveiller de près. Si, à sa première journée de campagne, il peut faire une telle affirmation aussi farfelue, pouvons-nous imaginer toutes les âneries qu'il pourra dire d'ici le 19 octobre prochain? 

Il reste plus ou moins 75 jours à endurer un tel supplice. En plus de nous imposer une campagne électorale trop longue, très coûteuse, il nous faudra nous résoudre à l'entendre dire n'importe quoi, n'importe comment, à nous promettre on ne sait trop quoi. Le 19 octobre prochain, le mieux qui pourrait lui arriver, c'est de le retourner assumer son rôle de père, de mari. Comme Canadian Prime Minister, son temps est fait. Au mieux, il passera à l'Histoire comme ayant été le 22e premier ministre du Canada depuis l'établissement de la Confédération canadienne en 1867.

Le slogan que la population canadienne devrait avoir en tête est le suivant: Anyone but Harper - n'importe qui sauf Harper. Le Canada ne s'en portera pas plus mal. 

L'écrivain Mathurin Régnier, quelque part au 16e ou 17e siècle, a affirmé: qui veut choisir souvent prend le pire. En 2015, nous pouvons affirmer que le pire, nous l'avons déjà eu et subi, ça ne peut qu'être mieux. En autant que la population canadienne ne choisisse pas le mauvais casting le 19 octobre prochain. Le Canada, meilleur pays du monde; il ne lui manque plus qu'un meilleur gouvernement canadien pour se maintenir en tête du palmarès mondial pour les prochaines années.

Bernard Fournelle

Granby

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