La répression néfaste pour tous

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

La Voix de l'Est

En réponse à la lettre de Pierre Camiré: ce n'est pas parce que vous respectez la loi et que vous ne vous faites pas arrêter par la police que cela veut dire que tous ceux qui se font arrêter sont nécessairement dans le tort. C'est un raisonnement simpliste et absurde.

J'ai une moto 100% originale. Lorsque j'ai dû changer mon double échappement, j'ai préféré payer 1500$ pour obtenir l'original alors que j'aurais pu installer un «4-dans-1» (généralement plus bruyant et performant) pour la moitié du prix.

Résultat? À Granby, en plein trafic, pare-chocs à pare-chocs sur la Principale et le moteur constamment au ralenti («idle»), je me fais intercepter dans un barrage pour inspection. Une moto de type «Harley» fut la suivante. Naturellement, on laissa la moto tourisme («Gold Wing») continuer son chemin comme si de rien n'était.

Considérant abusif un tel traitement, j'ai été au poste de police pour déposer une plainte. J'ai dû insister pour que quelqu'un prenne ma plainte; on a plutôt préféré me dire que les policiers ont le droit d'intercepter n'importe qui, sans aucune raison particulière, point final. On m'a même avoué, sourire en coin, qu'on visait seulement les motos de type «sport» et «custom», parce qu'on les jugeait problématiques.

J'ai de sérieux doutes que ma plainte a été classée dans les archives (je n'ai vu personne écrire quoi que ce soit) et qu'elle a servi à évaluer le service policier lorsqu'ils font leurs statistiques annuelles. C'est plus facile de dire que tout va bien lorsqu'on choisit de ne pas considérer les plaintes de citoyens qu'on juge futiles. Apparemment, une plainte pour bruit excessif est valide et une plainte pour harcèlement policier ne l'est pas. On a vu comment le conseil actuel a balayé sous le tapis ce dossier dernièrement, alors ne soyons pas étonnés que les gens blessés ne sautent pas de joie et soient toujours frustrés.

Je n'ai aucune pitié pour le service de police de Granby qui, depuis une dizaine d'années, a choisi une philosophie de répression pour appliquer le Code de la route; une façon dépassée et trop souvent bourrée d'injustices. Une injustice - si petite soit-elle - contribue grandement à la méfiance des gens envers le système de justice (et pas seulement au niveau du Code de la route). Voilà pourquoi tout le monde est considéré comme innocent jusqu'à preuve du contraire et pourquoi dans le doute, on doit s'abstenir de juger quelqu'un comme étant coupable. Le pire, c'est que l'inefficacité de la répression a été prouvée à maintes reprises, même dans le cas qui nous concerne: à Granby, des véhicules bruyants, il y en a toujours. Ça n'a contribué qu'à provoquer les plus délinquants et à créer un peu plus de gens intolérants.

La mauvaise réputation qui colle maintenant à la ville est en prime et ça prendrait un geste significatif de la part de nos dirigeants pour s'en débarrasser rapidement.

Denny O'Breham,

Citoyen déçu qui ne reconnaît plus sa ville

Granby

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer