«Pout-pout» versus «waah-waah»

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La Voix de l'Est

Pour faire suite à un article de M. Rémi Gélinas paru la semaine dernière concernant la position de la Ville par rapport aux motos. Je crois que, comme l'a souvent dit notre maire lorsqu'il explique son point de vue concernant les feux dans les terrains de camping, il répète que les feux sont des éléments intrinsèques au camping. Eh bien, moi je crois que les «pout-pouts» (son produit par des silencieux style Harley Davidson modifiés) sont des éléments intrinsèques aux motos des passionnés de Harley.

Et il y en a des propriétaires de ces engins méprisés par notre Ville, mais c'est son droit, la Ville est là pour prendre ce genre de position. Mais moi, j'ai constaté que cet acharnement à vouloir faire respecter ce règlement à outrance a porté ses fruits: fini, out, les «pouts-pouteux». Maintenant vive les «waah-waaheux»! Avant dans mon quartier, le bruit que faisaient les «pout-pouteux» n'était rien comparé aux bruits que font maintenant les motos qui font monter la révolution de leurs motos d'un coin de rue à l'autre. Dans mon voisinage, sur ma rue, il y a deux stops sur une distance d'environ un demi-kilomètre. Eh bien, laissez-moi vous dire que lorsqu'un motard avec une moto standard sans modification de silencieux décide de se rendre d'un stop à un autre en «clenchant» son bolide, moi de ma cour arrière, je pense toujours que c'est un avion-jet F18 qui a raté son décollage à Bromont et qui atterrit dans mon entrée de cour. Mais ce motard lui ne sera pas ennuyé puisqu'il respecte la loi, lui. Il n'a qu'à modérer la révolution de son moteur et ni vu, ni connu.

Bref, personnellement, je me sens moins en sécurité depuis que l'on a remplacé les «pout-pouts» qui roulent généralement en pépères par les «waah-waah» conduits par de jeunes «top-gun» qu'on n'a pas le temps de voir venir et qui se fondent dans la masse aussitôt qu'ils ont lâché les gaz. Tous les adeptes de moto du Québec savent maintenant que Granby applique la tolérance zéro aux motards.

Et c'est ça, point à la ligne. Qui a dit un jour: «pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font»?

 

Gilles Martel

Granby

Partisans du «pout-poutage» 

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