Mettre fin à la culture du mensonge

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La Voix de l'Est

Aussi loin que je me souvienne, le journal La Voix de l'Est était très présent chez mes parents. Je le visualise encore au coin de la table familiale.

Lorsque j'ai quitté le nid familial en 1972, mon père conservait toutes les éditions du quotidien. Lorsque je rendais visite à mes parents, mon père me remettait tous les journaux, accompagnés de quelques commentaires à l'occasion.

À mon retour au bercail en 2005, je me suis abonné à La Voix de l'Est, pour avoir des informations plus récentes et en relation aux actualités et nouvelles de la grande région de Granby. De plus, j'ai découvert et apprécié faire la lecture de l'hebdomadaire Le Plus.

Après avoir socialisé dans mon ancien milieu, j'ai eu le goût de m'exprimer et de donner mon opinion dans La Voix de l'Est profitant de la rubrique «La voix des lecteurs». J'ai principalement écrit sur des sujets que je connaissais plutôt bien, tel que le domaine de la Santé (CSSSHY et CSSSRY), la politique municipale, provinciale, divers sujets qui étaient axés principalement sur les valeurs humaines et également pour adresser plusieurs coups de chapeau à l'équipe du Service de police de Granby.

Tous mes commentaires ont toujours été très documentés et véridiques. Le 10 juin dernier, j'ai pris connaissance dans l'hebdomadaire Le Plus de la chronique «Entres les lignes» de la journaliste Isabelle Gaboriault et qui avait pour titre Mensonges blancs.

Suite à ses reportages très romancés, quand ils n'étaient pas carrément faux, le journaliste vedette au Québec, François Bugingo, a suscité de bonnes discussions dans la salle de rédaction de La Voix de l'Est.

Madame Gaboriault a confirmé à ses collègues, non sans fierté, qu'elle n'a jamais menti, que ce soit dans ses articles ou dans ses chroniques. Elle ajoute: «Tout ce que j'ai signé depuis 15 ans s'appuyait sur la vérité vraie».

Les propos rafraîchissants et rassurants sont les bienvenues pour nous les lecteurs, qui sommes confrontés trop souvent à des mensonges de haut niveau. Outre le journaliste québécois Bugingo, il y a eu la cycliste professionnelle Geneviève Jeanson, qui à partir de l'âge de 16 ans se dopait à l'EPO. Tous se rappellent de cette phrase répétée maintes fois: «Je n'ai jamais touché à de l'EPO de ma vie»!

Et après plusieurs années de confrontation, elle a enfin avoué. Il y a Martha Stewart, une femme d'affaires bien connue aux États-Unis, qui a été condamnée à la prison pour avoir menti. Un ancien caporal de la GRC à Vancouver a été condamné à 30 mois de prison pour parjure.

Depuis plus de 40 ans que j'observe et que j'écoute de «bonnes personnes» qui mentent ou qui font de faux témoignages et je suis porté à croire qu'il se développe de plus en plus au Québec une culture du mensonge, qui reste sans conséquence et qui fait des innocentes victimes. C'est dommage!

De nos jours, avoir toute la vérité, c'est mission impossible. Le mensonge est un fléau et malheureusement, il n'y a pas encore d'antidote, du moins à long terme...

Personnellement, je crois que la très, très grande majorité des journalistes s'assure avec rigueur du travail de collecte et de vérification des informations. De plus, les propos de Madame Gaboriault, en plus de me rejoindre, à mon avis, viennent redorer l'image du métier de journaliste au Québec.

La Voix de l'Est vient tout juste de fêter son 80e anniversaire de fondation, j'ai bon espoir de m'exprimer de nouveau, dans la rubrique «La voix des lecteurs» jusqu'au 100e anniversaire! Signé d'un fidèle lecteur du quotidien La Voix de l'Est et de l'hebdomadaire Le Plus de Granby et région.

 

Serge Dion

Granby

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