«St-Jean Blasphème ?»

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La Voix de l'Est

L'année dernière, dans son édition de la St-Jean-Baptiste, la Gazette de Montréal a publié un article avec le titre: «Speak french, or resign to becoming American.» Si vous n'êtes pas un lecteur de la langue anglaise, s'il vous plaît me permettre de traduire.

Le titre de cet article controversé était: «Parlez français, ou votre pays sera vendu aux USA .»

Certaines personnes peuvent questionner ma traduction de l'anglais vers le français, en particulier parce que je suis un anglophone, dont le français est une langue très, très, très seconde. Mais j'ai écrit l'article pour la Gazette, et je sais ce que je tentais de communiquer aux lecteurs anglophones.

La réponse à cet article est devenue virale sur le site web de la Gazette. Et je ne veux pas dire virale avec seulement des gens répétant: «Bravo, bravo, bravo monsieur!» J'ai lu avec intérêt plus de 500 commentaires, et la grande majorité était extrêmement hostile à mon point de vue. Plus d'une personne disait que je ne devrais plus être autorisé à traverser la frontière vers le Canada.

Apparemment, j'étais vu par les lecteurs anglophones de la Gazette comme étant blasphématoire sur le jour de la St-Jean-Baptiste. Apparemment, mon blasphème étant qu'un anglophone (un anglophone québécois!) ose dire qu'il pensait que la protection de la langue française au Québec est beaucoup plus importante que de protéger la langue anglaise, et plus important que de protéger les intérêts des sociétés américaines.

Si on m'avait donné une autre occasion pour exprimer mes pensées pour les lecteurs de la Gazette (qui ne m'a pas été donnée, à cette date), j'aurais aimé citer les paroles du grand écrivain anglais George Orwell, qui a dit: «Lorsque tous pensent la même chose, personne ne pense à tous.»

Où sont les anglophones du Québec qui vont déclarer, et démontrer, qu'ils admirent les valeurs des Québécois et des Québécoises plus qu'ils admirent les valeurs des Américains? Où sont les anglophones qui veulent plus entendre la langue française au Québec qu'entendre l'argent américain parler? Où sont les anglophones qui croient que le Québec a le potentiel de devenir le nouveau pays que le monde a besoin? Ils sont pratiquement invisibles au Québec, non?

Je suis un professeur de sciences sociales à l'Université d'État de New York, et je vous ai parlé des deux côtés de la frontière contre cette folie que Dieu est un homme. Un homme américain qui parle anglais (je crois que vous connaissez assez bien ce que je veux dire).

J'espère trouver parmi mes homologues anglophones au Québec plus de gens qui se joindront à moi pour identifier cette folie patriarcale pour ce qu'elle est. Dans les universités et les cégeps anglophones du Québec, il ya des professeurs qui sont suffisamment indépendants dans leur réflexion pour soutenir l'indépendance du Québec, non?

D'autres peuvent appeler ça un blasphème, mais pour la St-Jean 2015, moi je célèbre l'indépendance.

 

John-Jean Ofrias

Sutton

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