C'est de moins en moins drôle

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Voix de l'Est

Où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir. Le gouvernement Couillard s'attaque maintenant aux rentes, aux pensions des vieux et à l'âge de la retraite; il fallait y penser. Comme le disait Yvon Deschamps: «mieux être riche et en santé que pauvre et malade», surtout dans le Québec de Philippe Couillard. Il ne sait plus quoi nous inventer pour «vampiriser» les poches des citoyens. Son ministre des Finances ajoutant même: «Je pense que c'est inévitable parce qu'encore une fois une personne qui prend sa retraite à 60 ans, par exemple, en temps normal peut avoir un autre 25 ans de vie active. Alors ce n'est pas comme il y a 50 ans. Je pense qu'il faut s'ajuster».

Pour justifier le tout, il présente son scénario comme devant être une responsabilité intergénérationnelle: les jeunes générations n'ont pas à payer pour les papy-boomers et les mamy-boomers, générations qui ont fait le Québec d'aujourd'hui. Un peu plus, il nous servira un écrit du chanoine Jacques Grand'Maison, Une génération bouc émissaire - Enquête sur les baby-boomers.

Ce cher bon docteur aurait pu aussi lire un autre bouquin de l'illustre chanoine, Quand le jugement fout le camp. Mais son ancien ministre de l'Éducation a sûrement fait disparaître ce livre de la bibliothèque du Parlement avant de démissionner pour ne pas effrayer son chef.

Non content de piger dans nos poches, notre bon docteur se permet de nous dire et surtout de dire aux jeunes générations qu'ils ne connaissent pas l'histoire du Canada. D'ici peu, nous pouvons prévoir qu'il s'empressera de signer la Constitution canadienne de 1982 rejetée par tous les gouvernements du Québec depuis la mémorable nuit des Longs Couteaux. En plus de déconstruire le modèle québécois de Jean Lesage, notre bon docteur premier ministre renie Robert Bourassa. Il s'assure ainsi que jamais, au grand jamais, il ne passera à l'histoire. Son règne n'aura été qu'un intermède néfaste à oublier. Au mieux, il aura été un fossoyeur faisant vivre une autre période noire à la population du Québec. Pourra-t-il faire pire que Duplessis? L'histoire nous le dira. Nos parents et nos grands-parents ont vécu La Grande Noirceur de Duplessis. Les jeunes générations vivront l'histoire au quotidien.

En plus de supporter les inepties de notre Canadian Prime minister, nous devons endurer les bêtises de ce cher docteur premier ministre du Québec; nous en avons encore pour trois ans. Qui plus est, les derniers sondages ne sont pas encourageants pour notre futur.

Devant ce joyeux duo Harper-Couillard, il nous est permis de penser que Youppi, Badaboum et JoJo Savard ne pourraient faire pire que notre actuel premier ministre du Québec. La seule consolation c'est de nous dire qu'il y a pire ailleurs.

Vivement PKP à Québec et le retour de Jean Chrétien à Ottawa: nous arrêterons ainsi la déconstruction du Québec et la crédibilité du Canada sur la scène internationale ne pourra que s'améliorer. Il nous est permis d'espérer, à moins que l'espoir ne soit qu'une illusion.

D'ici notre réveil, le gouvernement qui dirige le Québec continue allègrement à jouer de la tronçonneuse. Et le Canadien de Montréal, qui s'est fait rapidement éliminer: triste printemps au pays du Québec.

Bernard Fournelle

Granby

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer