La peur du référendum

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La Voix de l'Est

Dimanche soir à Tout le monde en parle, Pauline Marois expliquait sa défaite du 7 avril dernier exclusivement par la peur du référendum. En réduisant ainsi les raisons de sa défaite, non seulement elle reconnaît cette peur, mais elle l'amplifie et cautionne les fédéralistes à l'utiliser, à nouveau, comme arme politique pour garder le pouvoir en 2018.

Le débat de jeudi dernier à Québec portant sur l'indépendance n'a rien fait pour dissiper cette peur, au contraire! Les aspirants et aspirante à la chefferie du Parti québécois se sont montrés totalement divisés concernant le plan de match pour faire du Québec un pays: pour Drainville, ce sera peut-être un référendum dans un premier mandat, mais ça dépendra de l'état de l'opinion; pour Cloutier, il faudra au préalable dans ce premier mandat avoir recueilli un million de signatures; pour Ouellet, il y en aura un, car on a trois ans pour préparer l'opinion; pour Péladeau, c'est on verra, la priorité étant de convaincre les Québécois que l'indépendance est nécessaire et, surtout, qu'elle nous enrichira comme société; pour Céré... je n'ai pas très bien compris.

Autant de division au sein même des aspirants et aspirante à la chefferie n'augure rien de bon, sauf de créer les conditions, une fois le ou la chef désigné (e) en mai, de la reprise de l'éternelle et ridicule chicane au sein du Parti québécois concernant la voie de réalisation de son article premier, le bon gouvernement ou l'urgence de tenir un référendum. Disons qu'il n'y a rien de mieux que la chicane pour entretenir et même augmenter la peur, car elle est une source évidente et, surtout, efficace d'insécurité.

Pourtant, cette course à la chefferie si longue aurait pu et pourrait encore, peut-être, être l'occasion d'une entente historique entre les cinq candidats et candidate pour déterminer une fois pour toutes la voie à suivre pour la réalisation de l'article 1 du Parti québécois.

Ce plan de match sécurisant et, surtout de nature à apaiser la peur, pourrait être le suivant: I) ensemble, avant la fin de la course, les cinq possibles futurs chefs annoncent qu'il y aura un référendum dans un premier mandat; 2) ils annoncent également que la question posée sera: voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain?; 3) et le plus important, ils annoncent que pour dissiper hors de tout doute une peur devenue maladive et l'insécurité, le pourcentage pour un Oui gagnant sera de 55%.

Pour combattre la peur, il n'est pas suffisant de convaincre de l'importance de l'indépendance pour le Québec, mais aussi, et surtout, qu'elle sera sécuritaire et positive pour tous les Québécois.

 

Denis Forcier

Shefford

 

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