Notre cow-boy national

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La Voix de l'Est

Notre Canadian prime minister se met encore les pieds dans la bouche pour se faire plaisir et plaire à sa base électorale. Il affirme que le recours aux armes à feu dans des cas de légitime défense est un moyen, pour un citoyen, de s'assurer un certain niveau de sécurité lorsqu'une assistance policière immédiate n'est pas disponible.

Cela ne fait que confirmer son style va-t-en-guerre et son acharnement à abolir le registre des armes à feu. Dans ses fantasmes, il doit se voir réincarné en John Wayne jouant dans un quelconque film de cow-boy ou en Clint Eastwood jouant dans les westerns spaghetti.

Il n'est pas loin le temps où notre cow-boy national reprendra la célèbre phrase écrite par Horace Greeley en 1865: Go West, young man, encourageant la conquête de l'Ouest. Il ne fait que confirmer qu'il est d'une autre époque. Ça, nous commencions à nous en rendre compte. Il est au pouvoir depuis 2006: plus de neuf ans de règne. VIVEMENT le mois d'octobre: ça ne pourra être mieux, mais ça ne pourra être pire. Quoique les sondages prédisent sa possible réélection.

À une époque, des journalistes avaient remarqué que Jean Chrétien, alors premier ministre du Canada, répondait aux questions ou commentait diverses situations sans peser ses propos. Nous avons eu droit alors aux Chrétienneries qui furent un succès de librairie. Rappelons-nous aussi que nous avons eu droit aux perronismes.

Il est temps de relever les Harperonnies: prise de décisions beaucoup plus loufoques ou dangereuses que les dérapages de MM» Chrétien ou Perron. Notre ineffable premier ministre par ses déclarations engage le Canada et sa population: c'est tout même notre Canadian prime minister jusqu'au 18 octobre. À moins qu'il ne se décrète un prolongement de mandat et qu'il s'autoproclame Stephen 1er, empereur d'Harperland. Lorsque l'on sait ce qu'il pense du processus démocratique et du rôle d'un Parlement et surtout, lorsque l'on connaît son parcours politique, il ne faudrait pas être surpris d'une telle décision.

Depuis le 6 février 2006, il est notre Canadian prime minister sans l'appui des Québécois. Il n'a pas compris ou ne veut pas comprendre que 61,4% des électeurs ne se reconnaissent pasdans son idéologie. Ce qui fait que le Canada a un gouvernement à droite de la droite alors que la population canadienne se situe à gauche ou plus humblement à gauche du centre.

La population canadienne n'est pas monarchiste, mais il aime bien la souveraine d'Angleterre. La population canadienne penche en faveur des Palestiniens, mais il est plus israélien que la plupart des Israéliens et il affectionne Bibi Netanyahu. Il vilipende les écologistes. Lui croit que le réchauffement climatique est une fiction et une vue de l'esprit. Il souhaite la construction d'un monument dédié aux victimes du communisme dans la capitale fédérale à deux pas de la Cour suprême. Mais il souhaite augmenter les échanges commerciaux du Canada avec la Chine. Il somme les parents canadiens d'écouter les conseils des scientifiques et de faire vacciner leurs enfants, mais en même temps, il coupe les budgets de la recherche scientifique.

Tout compte fait, notre Canadian prime minister ne parle pas en notre nom. Au mieux, il prend la population en otage et il fait à sa tête.

 

Bernard Fournelle

Granby

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