Les gens de la MRC de la H-Y sont-ils si riches?

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La Voix de l'Est

Dans un climat de terreur économique totalement artificiel permettant l'égorgement de toute la société québécoise, POURQUOI le conseil des maires de la MRC de la Haute-Yamaska (H-Y) s'obstine-t-il à maintenir un projet de tricompostage dont les coûts de construction sont évalués à 45 M$ et les coûts d'opération à 132 M$ sur 20 ans?

Il faut une maudite bonne raison, une raison qui doit valoir au moins 177 M$.

M. Sarrazin peut bien affirmer qu'il respecte les décisions antérieures, mais où était-il en 2007? Et comment M. Pontbriand peut-il appuyer ce projet, lui qui depuis les cinq dernières années allègue que les citoyens de Shefford n'ont pas les moyens de payer une taxe à 0,80 $ du cent?

La réponse au POURQUOI est la suivante: le lobby des propriétaires d'édifices à logements et celui des promoteurs immobiliers ont très facilement réussi à faire croire que la logistique concernant l'utilisation d'un troisième bac était impossible à appliquer. Et vous savez quoi? Les maires les ont crus! Ils ont probablement évalué que les citoyens de la MRC de la H-Y et de tout le Québec étaient riches et qu'ils préfèreraient dépenser 177 M$ plutôt que d'utiliser un troisième bac?

Les maires de la MRC de la Haute-Yamaska ont-ils évalué les coûts de la valorisation des matières organiques transformées en compost ou se sont-ils limités à étudier le système de tricompostage en y engouffrant le temps des fonctionnaires et tout près de 2 millions en travaux préparatoires? Il n'est jamais trop tard pour corriger une erreur, surtout une erreur de 177 M$.

Le coût du transport et le nombre de tonnes de CO2 générées par l'une ou l'autre des options sont à peu près équivalents. Les seuls coûts à envisager sont le coût d'achat des bacs bruns et le coût du traitement des matières organiques. Ces coûts pourraient en partie être compensés par la production d'un excellent compost et non par la production d'une espèce de matière inerte tout juste bonne à couvrir les dépotoirs. Et pour l'ensemble des opérations, jamais le coût total du compostage n'atteindra 177 M$ sur vingt ans.

L'expérience vécue par un grand nombre de municipalités grandes et petites est très concluante. Les gens de la MRC de la H-Y seraient-ils moins aptes à s'adapter à ce système respectueux à la fois des exigences environnementales et de la capacité de payer des citoyens? Il est grand temps de «tirer la plogue». Les textes de Michel Laliberté parus au mois de février et au mois de mars sur ce sujet sont très éclairants. Félicitations encore une fois à la ville de Bromont, membre de la MRC Brome-Missisquoi, et félicitations à la plupart des municipalités de la MRC Memphrémagog et combien d'autres villes et MRC. Ce sont des exemples à imiter très rapidement.

André Beauregard, Shefford

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