8 mars : Journée internationale des femmes

La Voix de l'Est

À l'occasion de la Journée internationale des femmes, je veux d'abord saluer deux organismes féminins très dynamiques que j'ai eu le privilège de rencontrer: les Déjeuners de l'amitié et l'Association culturelle des femmes de Granby. Je voudrais aussi dire mon admiration pour toutes ces dames de divers groupements qui se consacrent à des oeuvres caritatives, culturelles et sociales. La Journée internationale des Femmes nous donne également l'occasion de nous demander si les femmes reçoivent leur juste part dans nos sociétés.

On ne peut que constater les lacunes d'un monde dominé et gouverné par les hommes: haines, meurtres, guerres, génocides, radicalismes, dictatures, etc. Ce ne sont pas les femmes qui sont responsables de ces calamités. Elles en sont plutôt les victimes. Partout, sur la planète, elles sont assujetties à toutes sortes d'injustices et, dans certains pays, elles sont complètement soudoyées, recluses, violées, parfois battues, flagellées et même immolées.

Bien que le Québec soit l'un des endroits les plus réputés au monde quant au respect et à la considération des femmes, le pouvoir leur échappe et elles ont trop peu d'influence. L'Assemblée nationale ne compte que 30 % de femmes, mais c'est mieux que dans toutes les autres provinces et au gouvernement fédéral. Autre exemple. En 2011, au Québec, nous avions 10 mairesses dans les 1102 municipalités et 308 conseillères sur 6929. Dans les deux cas: moins de 0,1 %. Et à Granby, nous avons un conseil municipal complètement masculin. Pourtant, nous avions une remarquable brochette de candidates.

Qu'en est-il de l'aspect financier? Oxfam nous apprenait qu'en 2015, 1 % des plus riches du globe (presque tous des hommes) possèdent plus de la moitié de la richesse mondiale et que 80 de ces richissimes personnages possèdent autant que 3,5 milliards de personnes. Peut-il y avoir pire scandale? Pendant ce temps-là, une personne sur neuf ne mange pas à sa faim et plus d'un milliard de personnes vivent avec moins de 1,25 $ par jour. Rappelons qu'on estime que 70 % des pauvres sont des femmes. Et chez nous, les femmes seront les premières affectées par le «régime d'austérité» du gouvernement Couillard, car elles sont les plus nombreuses à travailler dans les domaines de la santé et de l'éducation où se feront des suppressions de postes, des surcharges de travail, etc.

Le combat pour l'égalité des sexes est loin d'être terminé. Malgré tout, les femmes contribuent grandement à faire de Granby une ville rayonnante.

 

Émile Roberge

Granby

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