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La Voix de l'Est

Huit sous par jour: c'est le coût du nouveau centre aquatique.

Voilà le raisonnement des gens qui s'enfoncent dans l'endettement jour après jour.

Le centre aquatique ne coûtera pas 30$/an. Il faut rajouter un autre 30$/an provenant des impôts provincial et fédéral. Le tout pendant 20 ans, ça fait 1200$. (En passant, avez-vous remarqué qu'en 2007, on empruntait sur 10 ans et que - à peine 8 ans plus tard - c'est maintenant sur 20 ans?)

Maintenant, allez voir TOUS les propriétaires d'une maison de 222 000$ et demandez-leur d'émettre un chèque de 1200$ pour le centre aquatique. Dites-leur que cela augmentera la valeur de leur maison, si ça vous chante. Dites-leur qu'ils n'ont qu'à rajouter ça sur leurs hypothèques s'ils n'ont pas le montant disponible.

Puis allez voir TOUS les locataires. Leurs logements valent environ 85 000$. Dites-leur que vous allez augmenter leurs loyers de 2$/mois pour les 20 prochaines années pour le centre aquatique. Peut-être que vous les convaincrez plus facilement si vous leur promettez un logement social. Mais dans ce cas, vous devrez retourner voir les propriétaires pour leur en redemander un peu plus.

Si vous arrivez à ramasser de quoi vous payer deux ou trois piscines creusées résidentielles, vous serez chanceux.

Pourtant, la Ville n'a pas payé pour le complexe de soccer intérieur Artopex, ni pour les centres de deck-hockey.

Vous croyez que parce que c'est privé, les plus pauvres n'y ont pas accès? Pourtant les gens de deck-hockey ont mis sur pied une fondation pour amasser des fonds pour financer les coûts des jeunes provenant de familles démunies. Le complexe Artopex organise régulièrement des activités au profit de fondations. Comme quoi les hommes d'affaires ne sont pas tous d'ignobles personnages et que la charité privée, ça existe.

En 2007, la Ville «investissait» 7 M$ dans les infrastructures de soccer. En 2010, le nombre d'inscriptions diminuait. Et pourtant - alors que c'est complètement privé -, celui du deck-hockey augmentait.

Laissons les véritables bâtisseurs construire la ville de Granby; les passionnés, les vrais.

Le travail d'un élu est de trouver ces bâtisseurs, pas de les remplacer. C'est ce que Horace Boivin faisait: il convainquait des gens d'investir à Granby. Il ne prenait pas l'argent des citoyens pour construire ses rêves.

 

Denny O'Breham

Granby

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