Loi 28: le ministre Barrette ne devrait pas couper les services des pharmaciens

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Mon nom est Simon Quan Nguyen et je suis pharmacien, depuis 2006, à la pharmacie R. Mailly et S. Nguyen, affiliée à Uniprix, à Cowansville.

Je suis issu d'un milieu défavorisé et j'ai dû travailler fort pour me rendre là où je suis présentement. Lorsque j'ai terminé mes études universitaires, je travaillais de 60 à 70 heures par semaine pour pallier la pénurie de pharmaciens et amasser de l'argent pour réaliser mon rêve: être pharmacien-propriétaire. Grâce à nos économies, l'aide de nos familles et un gros emprunt à la banque, Robert Mailly et moi, nous y sommes parvenus en 2006.

Offrir un service de proximité et de qualité à nos clients et patients a toujours été le leitmotiv de mon associé et moi. Toutefois, je crains que le nouveau projet de loi 28 du gouvernement vienne compromettre cet objectif.

Le projet de loi 28 coupera les honoraires des pharmaciens de 130 M$, ce qui représente une perte de 100 000$ par pharmacie. Cela aura certainement un impact sur le service offert aux patients tel que le pilulier.

Dans notre pratique, nous desservons des clients qui sont presque aveugles, ne savent pas lire, souffrent de déficience cognitive, des jeunes gravement malades, des gens qui souffrent d'Alzheimer, etc. Et qui dépendent du service de pilulier pour prendre adéquatement leur médication! Sans ce service, leur santé pourrait être grandement compromise.

De plus, tout en coupant dans les dépenses, le gouvernement demande aux pharmaciens d'en offrir davantage avec le projet de loi 41.

Si le projet de loi 41 est adopté, les pharmaciens pourront exécuter sept nouveaux actes pharmaceutiques qui permettront de désengorger les hôpitaux.

Bien que nous soyons favorables au projet de loi 41, je ne sais pas comment nous parviendrons à continuer d'offrir un service de qualité avec les contraintes budgétaires imposées par le projet de loi 28.

Devrons-nous couper dans le service en diminuant le nombre de pharmaciens et d'assistances techniques? Devrons-nous réduire nos heures d'ouverture? Devrons-nous réduire l'accessibilité aux services de pilulier? Devrons-nous facturer certains services? Comment parviendrons-nous à offrir de nouveaux actes médicaux si nous devons couper dans les services?

Nous, les pharmaciens, sommes d'accord pour aider le gouvernement à assainir les finances publiques par des moyens tels que le gel de nos honoraires sur une période déterminée, la substitution de médicaments dispendieux par des génériques, etc. Toutefois, nous croyons que ces coupes drastiques nuiront inévitablement à la qualité des services offerts à la population, alors que celle-ci est vieillissante et que les besoins seront de plus en plus importants dans les années à venir.

Aidez votre pharmacien à conserver un service de qualité en signant la pétition contre le projet de loi 28 sur le site internet www.monpharmacien.ca/petition ou à votre pharmacie.

 

Merci beaucoup de votre attention. 

 

Simon Quan Nguyen, pharmacien

Cowansville

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