Le temps des Fêtes sera-t-il heureux?

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La Voix de l'Est

Ce ne sont pas les municipalités qui traitent les citoyens de «crétins», mais bien tous les partis politiques de droite qui siègent tant à Québec qu'à Ottawa depuis les trente dernières années. Le néolibéralisme s'est infiltré insidieusement dans la vie politique canadienne et québécoise par l'introduction d'un grand nombre de cadeaux empoisonnés.

Les multiples allègements fiscaux: ceux-ci ont toujours favorisé les intérêts individuels au détriment des intérêts collectifs. Ces politiques ont eu des répercussions extrêmement négatives sur les universités, les hôpitaux, les écoles et plusieurs services publics. Le prix que nous payons pour la diminution des investissements publics est bien supérieur aux miettes que ces politiques ont déposées dans nos poches pour augmenter notre consommation.

Les multiples fonds de placements boursiers: ceux-ci ont transformé les travailleurs salariés en investisseurs actionnaires. Les salaires sont demeurés stagnants pendant qu'un pourcentage des meilleurs revenus était placé à la Bourse. Les redevances à l'État stagnaient pendant que les dividendes remplissaient les poches des actionnaires. Appauvrir les uns pour enrichir les autres.

L'application du principe de l'utilisateur-payeur pour les services publics: la tarification favorise les gens fortunés et exclut les gens à petits revenus. Comme tous les parents veulent que leurs enfants profitent du même standing de vie que celui des voisins, ils s'endettent à 160 % de leurs revenus. Qui peut oser les blâmer?

Le gouvernement Couillard et 90 % de la population selon le dernier sondage souhaitent «un très joyeux temps des Fêtes» à toutes les familles dont la faiblesse des revenus les obligera à faire des demandes aux «banques alimentaires». De toute façon, ces gens sont certainement coupables de vivre une telle situation et nous préférons les maintenir fermement dans la pauvreté. N'oublions pas que nous sommes très généreux au moment de la guignolée!

«Un très joyeux temps des Fêtes» à toutes les personnes démunies, âgées, ou malades qui ne pourront plus recevoir d'aide de la part des organismes communautaires parce que ceux-ci devront diminuer leurs heures ou congédier des professionnels. En vérité, ces personnes n'ont qu'à faire comme tout le monde: apprendre à se débrouiller toutes seules. Nous n'avons absolument pas les moyens de les aider.

«Un très joyeux temps des Fêtes» à toutes les femmes qui subiront les conséquences extrêmement pénibles dues à la hausse des coûts de garderie. Finie la vie professionnelle pour elles. C'est pourtant simple: avec un utérus, tu ne peux pas être l'égale de l'homme et occuper les mêmes fonctions que l'homme. Tu dois reprendre ta véritable place: la «reine du foyer» comme le proposait l'Église en 1950.

«Un très joyeux temps des Fêtes» à tous les pères et mères de familles qui perdront leur emploi à la fonction publique, aux commissions scolaires et aux agences de santé. De toute façon, c'est clairement prouvé, leur travail est totalement inutile. Depuis quand un gouvernement a-t-il besoin de charpente ou d'ossature ou d'armature pour se tenir debout et donner des services?

«Un très joyeux temps des Fêtes» à tous les contribuables qui verront leurs taxes municipales et scolaires augmenter. Ceux-ci ont de bonnes raisons de se réjouir: non seulement les impôts fédéraux et provinciaux ne grimperont pas, mais on leur promet déjà de futurs petits bonbons. N'est-ce pas aguichant!

 

 

André Beauregard

Shefford

 

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