Supercherie

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La Voix de l'Est

Selon l'institut de recherche et d'informations socio-économiques, l'IRIS, la dette du Québec ne serait pas alarmante. En effet, selon l'IRIS, la dette du Québec représenterait 57.5% du PIB, ce qui la placerait dans une position très avantageuse parmi les pays de l'OCDE.

Pour l'IRIS, un organisme de gauche, cela démontrerait que le gouvernement Couillard n'avait pas à instaurer ces mesures d'austérité.

Le problème avec cette étude, c'est que nous avons affaire avec une supercherie.

On ne peut tout simplement pas comparer les paramètres économiques du Québec, qui soit dit en passant est une province, avec les pays de l'OCDE.

Comme l'a si bien dit Alain Dubuc dans La Presse du samedi 29 novembre, si on veut comparer le Québec avec certains pays, il faudra tenir compte de la partie fédérale de la dette du Québec, dette qu'il aura à assumer advenant la séparation du Québec.

Ce n'est pas la première fois que la «go-gauche» tente de nous faire avaler cette couleuvre.

Il y a quelques années, quand les «Lucides», avaient tenté de nous sensibiliser sur les effets pernicieux que la dette pourrait avoir sur le Québec si on ne faisait rien, Gérald Larose, Françoise David, Pierre Paquette (qui est économiste), entre autres, nous avaient chanté en choeur: «Qu'il n'y avait pas péril en la demeure» et que le Québec, à 44% du PIB, figurait dans la très bonne moyenne des pays industrialisés.

J'avais noté ce sophisme à l'époque, et je me souviens que Michel Van De Valle et Joseph Facal en avait parlé dans leur chronique du Journal de Montréal.

Alors, si on calcule la portion de la dette du Québec au fédéral, on arrive à 94.8%, ce qui n'est pas critique, mais assez sérieux pour que l'on s'y attarde si l'on ne veut pas rejoindre les pays en difficultés comme l'Italie (144%), le Portugal (140%), l'Espagne (126.2%), la France (110.4%), les États-Unis (110%), le Royaume-Uni (109.2%).

Mais on est beaucoup plus endetté que les Pays-Bas (77%), l'Allemagne (81.4%), la Finlande (65.3%), la Suède (44.7%), la Suisse (43.3%), la Norvège (35.5%) et que l'Australie (33%).

En passant, peut-on parler d'austérité quand le Québec subventionne 90% des frais de garde et des frais de scolarité. 99% des pays dans le monde aimeraient subir ce genre d'austérité.

En fait, toute cette propagande de l'IRIS et de la «go-gauche» en général, hautement fallacieuse, n'est qu'une insulte à l'intelligence, une représentation de la condescendance et du mépris qu'elle porte aux Québécois.

 

Noël Bernard

Granby

 

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