L'austérité et la réalité

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La Voix de l'Est

M. Beauregard, dans sa lettre d'opinion parue dans La Voix de l'Est, nous rappelle encore une fois que 95% des citoyens qui ont voté aux dernières élections provinciales pour élire le gouvernement étaient soit mal informés, politiquement incultes ou tout simplement une gang de morons.

Malheureusement, nous n'avons pas tous eu cette chance de posséder la Vérité universelle comme Québec Solidaire. Or vous, M. Beauregard, dans votre légendaire souci d'équité et de justice sociale, vous devriez vous sentir comblé et très chanceux d'avoir reçu l'Illumination divine. Ainsi, de grâce, cessez de nous traiter de haut et épargnez- nous, le petit peuple, qui ne comprenons rien à rien.

Est-il possible de penser que nos institutions publiques ne soient pas parfaites et qu'elles puissent fonctionner de façon plus efficace? En tant que dirigeant d'entreprise, je revois mes façons d'opérer continuellement. La société et l'économie sont dynamiques et évoluent constamment. À titre d'exemple, le rendement actuariel des caisses de retraite a été calculé il y a plusieurs années et n'a plus aucun sens. Il faut revoir la formule.

 Pourquoi faut-il au Québec un billion de niveaux décisionnels ou consultatifs que les autres provinces canadiennes n'ont pas? Les commissions scolaires, les cégeps, les MRC, etc. Jusqu'à preuve du contraire, le ROC n'a pas encore atteint la fin du monde que certains nous prédisent...

De grâce, lâchez le morceau avec la droite et la gauche: on connaît l'histoire. De là à dire que le gouvernement agit de façon logique, c'est une autre histoire. D'ailleurs, n'a-t-il pas dû reculer dans l'histoire du 4 dollars par jour octroyé à des personnes handicapées qui occupent des petits boulots? Le projet était immoral et répugnant.

Comme le disent si bien mes amis anglophones, «you have to think outside the box». La proposition de moduler les frais de garde selon le revenu en est un exemple défendable. D'ailleurs, n'êtes-vous pas souvent le premier à suggérer que les mieux nantis devraient contribuer davantage aux services à la population?

Quant à la grogne populaire, c'est la démocratie qui s'exprime, et c'est bien. On ne peut pas s'attendre à ce que la société accepte de gaîté de coeur une hausse des coûts des services auxquels elle a toujours été habituée.

Je vous rejoins toutefois sur un point indéniable, M. Beauregard: cette réforme ne devra jamais se faire au détriment des moins nantis, qui sont souvent les plus grands utilisateurs (et avec raison) des services sociaux offerts par le gouvernement. Un choix très difficile et impopulaire pour le gouvernement actuel.

 

Jules St-Pierre

Roxton Pond

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