Conservons la mémoire de Champlain

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La Voix de l'Est

Je n'arrive pas à croire qu'une décision aussi importante que celle de changer ou de le conserver soit prise à la légère, comme c'est le cas du futur pont Champlain. On croirait que quelques personnes, ou une seule, ont eu cette responsabilité. Il a fallu un fort mouvement de protestation pour amener ces mêmes personnes à réfléchir! Pourtant, gouverner c'est prévoir. Lorsqu'il s'agit de donner un nom à un édifice, une rue, un pont, etc., il faut penser que ce geste aura une portée à long terme, beaucoup plus longtemps que la durée de vie d'un politicien ou d'un parti politique.

Je suis d'accord pour conserver le nom de Champlain au futur pont. C'est le fondateur de Québec en 1608, ce sera le début de la Nouvelle-France qui deviendra plus tard le Bas-Canada et, aujourd'hui le Québec. Selon Champlain, le nom Canada est d'origine iroquoise. Il signifie un amas de maisons ou un village. Cet explorateur et géographe a établi, entre autres choses, une carte de la Nouvelle-France en 1615 qui ressemble pas mal au Québec d'aujourd'hui. Il a fait beaucoup d'efforts pour peupler la Nouvelle-France. C'est à sa demande que Louis Hébert vient s'établir à Québec et deviendra ainsi le premier colon. Champlain demande aussi l'établissement d'un poste à Trois-Rivières en 1603 qui sera fondé en 1634. Pour toutes ces raisons et bien d'autres, il mérite amplement le nom de père de la Nouvelle-France, le Québec d'aujourd'hui.

Il ne faut pas oublier que le futur pont traverse le fleuve St-Laurent qui, à partir du lac Huron (exploré par Champlain en 1635), rejoint l'Atlantique en traversant le Québec. Après l'époque glaciaire qui recouvrait le Canada et une partie des États-Unis, il y a eu une période de réchauffement dont le résultat a donné la mer de Champlain qui s'étendait, grosso modo, des Grands Lacs à Québec et d'Ottawa au lac Champlain. Ce dernier demeure la partie restante de cette grande mer. Champlain a également remonté la rivière Richelieu à partir de Sorel jusqu'au lac Champlain en 1609.

Pour toutes ces raisons, et bien d'autres, on doit beaucoup à Samuel de Champlain, sans rien enlever à qui que ce soit, il faut faire la part des choses. Je ne vois pas la nécessité de trouver un autre nom pour le futur pont Champlain. 

Georges-Henri Rivard

Granby

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