«On est en train de renverser un fléau de société»

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Voix de l'Est

Cette citation n'est pas de moi, mais de la présidente de l'Association des juristes progressistes, Me Sibel Ataogul, selon qui «il y a un prix à payer pour renverser une tendance». WOW. RE-WOW.

Comme ça fait du bien de lire ça, n'est-ce pas? Vous voulez une autre belle citation?

«Le Québec est aujourd'hui plus conscient que jamais de la violence que la société inflige aux femmes. Il est l'heure de passer aux actes», par Alexa Conradi, présidente de la fédération des femmes du Québec. J'AIME.

On en parle partout. Presque tous les journalistes, blogueurs-ses, politiciens-nes ont leur mot à dire. Bon certains-nes s'enfargent et gaffent, mais d'autres s'occupent de les remettre à leur place, et ON EN PARLE. Je pense que le message est assez clair que les femmes en on plein le casque de cette violence gratuite et injuste et qu'elles ont décidé d'y aller avec les moyens qu'elles ont. On dénonce sur les réseaux sociaux via le #AgressionNonDenoncee, à l'UQUAM, on a collé des stickers sur les bureaux de 3 professeurs (sûrement pas choisi au hasard!) afin de dénoncer la culture du viol.

Maintenant, ce sont les regroupements nationaux des groupes de femmes qui revendiquent la création par l'Assemblée nationale d'une Commission itinérante spéciale portant sur la violence à caractère sexuel. On es-tu contentes? Oui. Enfin il y a de l'espoir. Enfin, on commence à nous prendre au sérieux. Enfin, on commence à voir l'ampleur des agressions sexuelles et à se dire: «Ha ouin, finalement ça arrive pas mal plus souvent qu'on le pensait, pis à plein de monde, il faudrait qu'on commence à penser à faire quelque chose!»

Le quelque chose, justement, il est aussi pour vous. Oui, oui, vous qui êtes en train de lire ce court message. Vous pouvez commencer par en parler autour de vous, avec vos ami-es, collègues de travail, votre famille... C'est très facile de lancer une discussion sur l'heure du lunch, vous savez. Une phrase bien simple qui commence par: «On jase là, mais toi, est-ce que tu savais que 1 fille sur 3 et 1 garçon sur 6 sont agressés sexuellement au cours de leur vie, et que la plupart du temps, c'est fait par quelqu'un qu'ils connaissent (85%)» BOUM, la discussion est partie.

2e quelque chose à faire: Prendre position. Prendre position, ça peut se faire de différentes façons. Ça peut être d'écrire une lettre ouverte dans ce journal. Ça peut être d'avoir une discussion avec votre enfant sur les relations égalitaires entre gars-fille. Ça peut être de donner une pichenotte sur l'épaule d'un collègue qui fait des remarques déplacées (que lui nommera «jokes plates») auprès de collègues féminines en lui disant que y'a rien de comique dans ce qu'il vient de dire et que ça manque tout simplement de respect.

Bref, tout le monde à son petit quelque chose à faire dans ce problème de société, parce qu'on en fait tous partie. Si vous désirez vous informer sur la problématique des agressions sexuelles, appelez-nous (450-375-3338), écrivez-nous (info@calacs-granby.qc.ca) et ça nous fera plaisir de vous répondre! Brisons le silence, puisqu'ensemble, nous devons agir!

 

Sophie Labrie

Pour le CALACS de Granby

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer