Qui écoute-t-on à «Boninville»?

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La Voix de l'Est

(...) Il y a un an, en novembre 2013, 11 391 citoyens sur une possibilité de 50 400 électeurs ont élu un conseil municipal dirigé M. Pascal Bonin pour administrer la ville de Granby. Cette nouvelle équipe est noyautée par des gens qui ont la ferme intention d'appauvrir la communauté granbyenne en laissant au second plan ses plus grandes richesses. Depuis près d'un an, «Boninville» est devenue la risée populaire suite aux propos délirants entendus aux assemblées du conseil municipal.

Depuis cette triste élection, la droite archiconservatrice et archiréactionnaire contrôle le conseil municipal de «Boninville».

 Comment les 11 391 citoyens ont-ils pu choisir un homme qui s'était fait remarquer pendant huit ans par sa totale incapacité à évaluer et apprécier à sa juste valeur tout projet moindrement culturel, patrimonial, environnemental et communautaire? Et pourquoi, le jour des élections, 26 000 citoyens sont-ils demeurés assis chez eux comme si la vie de la communauté granbyenne n'avait aucune importance? Ces 26 000 citoyens oublient peut-être que leur refus de voter a appuyé directement le résultat majoritaire des élections et les conséquences désastreuses qui en découlent.

Depuis ce triste jour, celui qui occupe le siège de maire aime répéter qu'il est à l'écoute des citoyens. On se demande bien quels sont ces citoyens que M. Pascal Bonin écoute? Et si dans la réalité, M. Pascal Bonin n'écoutait que lui-même?

En effet, pour rogner dans les activités culturelles gratuites, a-t-il écouté les gens qui apprécient de telles activités? Pour se montrer si réticent à appuyer financièrement les organismes communautaires, a-t-il écouté les gens qui ont besoin du travail professionnel et bénévole de ces organismes? Pour penser à installer la fontaine romaine dans le bâtiment de la nouvelle piscine, a-t-il écouté les gens qui s'y connaissent en arts? Pour tant tergiverser à laisser aux citoyens de Granby la propriété de l'église Notre-Dame et à favoriser sa conversion en salle de concert, a-t-il écouté les experts en biens patrimoniaux et en productions musicales? Pour penser créer un festival musical anglophone au détriment des municipalités voisines, a-t-il écouté les gens qui tiennent à bout de bras les manifestations culturelles de Granby? Pour penser à investir des tonnes de béton dans un stationnement à la Place Johnson, a-t-il réfléchi une minute aux conséquences anti environnementales et anti économiques d'une idée aussi farfelue?

Aujourd'hui dans «Boninville», l'administration municipale prend des décisions qui affaiblissent la vie culturelle et communautaire, des décisions qui placent aux oubliettes les préoccupations patrimoniales et environnementales. Tous ces éléments essentiels à une vie municipale vivante n'ont-ils pas autant d'importance que le béton et l'asphalte? Dans quel précipice un tel aveuglement et une telle ignorance mèneront-ils la ville de Granby?

Les biens patrimoniaux rappellent judicieusement les oeuvres qui ont construit notre identité granbyenne. Les activités culturelles nourrissent l'âme de la communauté granbyenne. Les organismes communautaires concrétisent les valeurs de solidarité qui cimentent nos liens sociaux. Les exigences environnementales protègent la seule véritable source de la vie et de l'économie. Il est profondément injustifié d'invoquer platement la pseudo-insuffisance financière pour réduire les investissements dans des éléments aussi radicalement essentiels à la vie des Granbyens et Granbyennes.

André Beauregard

Shefford

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