Il n'y a pas plus sourd et aveugle que celui qui refuse de voir et d'entendre! (2e partie)

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La Voix de l'Est

Monsieur Guy Vincent, candidat aux élections pour le poste de président de la CSVDC

Rappelons-nous la journée du 6 novembre 2012. Nous sommes au 1410, rue Stanley, à Montréal, dans les locaux du ministère du Travail. Comme à l'habitude, je prends des notes dans mon cahier spiralé. Vous faites de même sur un bloc-notes à l'effigie de la firme d'avocats à laquelle la commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) confiait la majorité de ses affaires, à ce moment-là. Pas encore la firme Norton Rose Fulbright, située à la Place Ville Marie, à Montréal, la plus grande firme d'avocats au Canada avec des bureaux dans toutes les grandes villes canadiennes. Non. Une firme plus modeste: Langlois Kronström Desjardins, dont les bureaux occupent deux étages au sommet de l'édifice du 1002, rue Sherbrooke Ouest, à Montréal. Le coup d'oeil sur Street View vaut le détour. C'est beau.

Ce jour-là, M. André Messier, directeur général (DG) de la CSVDC, témoigne sous serment, devant l'arbitre Nathalie Faucher du Tribunal du Travail du secteur de l'éducation. Nous sommes à passer en revue les faits concernant les 12 employés de la CSVDC dont les noms ont été cités, dans La Voix de l'Est du 19 octobre 2011 en page 3, à propos de leur départ. Sur le départ de M. Jean-Yves Matton, qui fut directeur du CRIF, mais maintenant directeur des services éducatifs au Cégep de Granby, M. Messier explique que M. Matton ne lui a pas parlé de ses différends avec lui (Messier). Tout au plus, il avait invité M. Matton à parler directement avec les personnes avec lesquelles il avait des difficultés. De notre côté au SEHY, ce que nous avons surtout retenu de cette partie du témoignage de M. Messier, témoignage fait sous serment, faut-il le rappeler, c'est qu'il a été très surpris de recevoir de M. Matton sa lettre de démission le jour même de son départ, mais qu'il avait accepté sa démission.

Vous étiez présent, M. Vincent, lorsque, interrogé à son tour le 9 septembre 2013 sur ces événements, M. Matton a donné une tout autre version de l'histoire. En effet, rejoint par le DG le jour de son départ, il s'est fait dire qu'il n'avait pas le droit de quitter ainsi son poste. Le DG lui a aussi dit que c'est lui (le DG) qui décidait de la date de fin et de la façon dont ça se terminerait, qu'il (Matton) pouvait oublier les 24 000 $ que la CSVDC lui devait en vacances et journées de congé non prises, qu'il ne verrait jamais la couleur de cet argent et, pour finir, qu'il serait poursuivi par la CSVDC. Dans les jours suivants, M. Matton a reçu, par huissier, une lettre du DG livrée sur son nouveau lieu de travail, alors qu'il était en réunion avec ses nouveaux collègues.

Lorsque vous dites que «ce sont les moyens qu'on (les commissaires) a cédés au DG», est-ce à ces moyens que vous faites allusion, Monsieur Vincent?

Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY)

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