Pas d'excuses

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La Voix de l'Est

En réponse à Mme Ouellette, présidente du SERY etcommissaire à la CSVDC

Sur mes propos cités dans La Voix de l'Est du 29 août, nous ne fréquentons manifestement pas les mêmes clubs de lecture eu égard à votre interprétation. Allez sur Google et tapez: «travailleurs mexicains». Je l'ai fait. À la suite de la lecture des quatre premiers textes, j'ai dû m'arrêter pour aller vomir. Ces textes pourraient enrichir votre culture et ébranler vos certitudes quant aux conditions de travail de ces travailleurs saisonniers dans plusieurs fermes québécoises. Et des travailleurs saisonniers mexicains ont été blessés par mes propos. Vraiment? Je veux bien les rencontrer. Je leur distribuerai les articles trouvés sur Google. Je pourrai leur expliquer, dans leur langue, et sans interprète, le sens de mes propos. Je pourrai aussi leur fournir beaucoup d'informations (pas des excuses) sur leurs droits de travailleurs ainsi qu'une multitude d'idées pour qu'ils s'organisent à long terme et qu'ils arrivent à faire respecter leurs droits. Nul doute qu'ils comprendront le sens de mes propos cités dans le journal.

Cet article où j'ai été cité traitait de l'intention de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) d'utiliser des stagiaires (qui ne seront donc pas rémunérés) en technique d'éducation spécialisée dans certaines écoles où il n'y aura aucun autre personnel de ce corps d'emploi. La CSVDC utilisera donc des stagiaires pour éviter de payer des travailleurs qualifiés. Pire, la CSVDC envisage de faire évaluer ces stagiaires par du personnel non qualifié. Vous soutiendrez maintenant que cette mascarade servira au mieux les élèves? De grâce, ne me dites pas oui. Je pourrais bien en rire à m'en éclater la rate.

La Commission scolaire prétend que cette façon de procéder assurera un service digne de ce nom aux élèves. Le printemps dernier, la CSVDC a subi une perte financière de 9014,27$ pour un «colloque sur la bonne gouvernance», à Bromont. Un autre déficit d'opérations. Ayant été vous-même l'une des participantes à cet événement, croyez-vous vraiment, avec le recul, que cette dépense aura été utile? Pour ma part, il me semble que cet argent aurait été mieux investi en services directs aux élèves, services fournis par des travailleurs qualifiés. Plusieurs de ces élèves sont d'ailleurs issus des communautés d'immigrants que vous prétendez représenter dans votre texte.

Et, pour finir, xénophobe?! Moi?! Pouhahahahaha! Hihihihihi! Telle fut ma réaction à la lecture de ce passage, Madame. À m'en disloquer les mâchoires. C'est que, voyez-vous, la moitié des membres de ma famille sont colombiens. D'autres sont mexicains. D'autres encore; états-uniens. J'ai des cousins mulâtres dont le père est d'origine haïtienne. Un cousin par alliance d'origine polonaise. Des amis européens, sud-américains, africains, etc. Sans parler de mes propres origines amérindiennes. Alors, pour les allégations de xénophobie, Madame, vous êtes royalement à côté de la plaque.

Vous avez signé votre texte à titre de directrice du SERY. Êtes-vous certaine que c'est à ce titre que vous l'avez écrit? Et qu'en est-il de vos véritables motivations, Mme Ouellette?

Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY)

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