Un peuple conduit vers l'abattoir

Partager

La Voix de l'Est

Comme je suis déçu de voir que le Parti québécois de madame Marois continue le projet de «mort» sur l'euthanasie et le suicide assisté, qu'ils appellent «Mourir dans la dignité». Comme ces termes sont hypocrites! Soyons francs, ce seront des meurtres rendus légaux. C'est comme si on dirigeait la population vers l'abattoir et qu'on veut nous faire croire qu'on est rendus une société dite évoluée. Faut-il faire la promotion de la mort à ce point pour faire grandir un peuple? J'en doute.

Si nous laissons ouvrir cette porte qui n'a jamais encore été ouverte dans l'histoire du Québec, en donnant le droit de tuer des gens, nous deviendrons aussi complices de ces meurtres. Il faut savoir lire entre les lignes, car il est certain qu'il y aura des dérapages et cela ira toujours plus loin que ce que vous pouvez imaginer. Vers quelle valeur morale on s'en va?

Voyez la contradiction: lorsqu'on fait la prévention du suicide auprès des jeunes et des moins jeunes, on dit que la vie est précieuse et qu'il faut continuer à se battre, peu importe les conditions. Mais avec ce projet de loi (Mourir dans la dignité), on lance un message contraire, comme quoi la vie vaut la peine d'être vécue seulement lorsque tout va bien. Qu'est-ce que vous pensez que vous laisserez en héritage comme valeurs aux générations pour l'avenir, avec un tel projet?

J'ai participé aux audiences publiques de la commission Mourir dans la dignité à Sherbrooke et les trois quarts des gens étaient contre ce projet. Même un centre de soins palliatifs qui est très reconnu en Estrie, disait à la commission de ne pas allez plus loin dans leur projet. De plus, le Collectif des Médecins du Refus Médical de l'Euthanasie (CMRME), qui est appuyé par plus de 300 médecins, dénonce les dangers de cet éventuel projet de loi.

Comme citoyen, il est tellement important que vous ayez le courage de vous opposer à ce projet de mort, qui deviendra un abattoir pour le peuple québécois. Dites à vos députés que vous n'êtes pas d'accord et demandez-leur de se tenir debout et de voter contre ce projet de loi, qui devrait être déposé en juin prochain.

En espérant que les députés feront un examen de conscience judicieux en tant qu'être humain et politicien avant de voter, car on ne peut pas jouer avec la vie des gens qui forment le peuple québécois, sans penser que cela n'aura pas de graves conséquences sur son avenir. Il faut leur rappeler qu'ils n'ont pas été élus pour tuer les gens, mais bien pour les protéger.

Sylvain Lamontagne

Valcourt

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer