L'incohérente logique

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La Voix de l'Est

Madame Marois a mis les voiles vers Davos. Elle souhaite intéresser des investisseurs internationaux aux opportunités qu'offre le Québec. La stratégie est louable. Créer de la richesse demeure la seule façon de sortir le Québec du bourbier financier où nous stagnons.

Du même souffle, elle nous annonce qu'elle proposera aux Québécois une stratégie pour promouvoir la gouvernance souverainiste et réchauffer la tiédeur des électeurs pour le projet souverainiste.

Difficile de concilier les contraires. Jamais madame Marois ne saura intéresser des investisseurs étrangers à venir placer leurs billes dans un contexte d'incertitude. Même la chanson de monsieur Lisée ne saura les convaincre.

L'incertitude est la varicelle des gens d'affaires. Investir exige un climat politique et économique stable. Nier que les cinq ou dix années qui suivront la souveraineté seront secouées de turbulences sévères relève de la naïveté ou pire, de la malhonnêteté.

Que l'investisseur soit chinois, européen ou américain, il s'assurera que le contexte est favorable et que l'opportunité est plus grande que le risque.

Deux choix s'offrent donc à madame Marois pour intéresser les gestionnaires potentiels. Le premier, mettre au placard son rêve souverainiste. Cela ne risque pas d'arriver, car la gauche québécoise ferait des boutons. La seconde, brader nos richesses naturelles afin que le risque économique soit minime.

En effet, les entreprises susceptibles de s'intéresser au Québec viseront nos richesses naturelles: nos minéraux, le gaz et potentiellement le pétrole du Saint-Laurent. Nous savons que les industries manufacturières recherchent une main-d'oeuvre bon marché. Les investissements manufacturiers se font actuellement en Asie et en Inde, rarement en Amérique du Nord.

Les incohérences ministérielles en début de mandat du gouvernement actuel pousseront les gens sollicités à réfléchir. Lorsque les petits investisseurs que nous sommes souhaitent faire fructifier leur pécule, nous nous farcirons une montagne d'informations afin de nous assurer que notre investissement sera gagnant. Imaginez alors les analyses que commandent des investissements milliardaires.

Le projet de madame Marois de proposer à Davos les opportunités québécoises sera pure perte de temps dans le contexte économique actuel si, en plus, nous proposons une épée de Damoclès en prime.

Il semble que l'idéologie souverainiste peine à prioriser. L'avenir du Québec et le bien-être de ses citoyens devraient prévaloir sur le rêve souverainiste. Malheureusement, les dogmes ont la couenne dure.

Gilles Guay

Bromont

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