La place publique, une étape à la fois

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La Voix de l'Est

Le maire de Granby a fait exproprier par la Ville le commerce Le Studio et la petite boutique de vêtements Najwa Elégance. Ensuite il a fait démolir le tout. «C'est une transaction financièrement intéressante.», disait-il. Richard Goulet estime par ailleurs que la majorité de la population appuie le conseil municipal dans ce nouveau projet.

Le 21 octobre 2008, La Voix de l'Est rapportait les propos du maire qui a affirmé que la Ville a bien des «idées» pour combler «ce trou». Mais il refusait à l'époque de lever le voile sur la teneur de ces projets. «On veut en faire un projet de communauté», disait-il. «On parle de développer une place publique et de laisser les familles se réapproprier le centre-ville. Mais pour ça, il faut qu'il y ait des commerces appropriés», expliquait le maire Goulet. «Une fois que ce sera démoli, on verra ce qu'on fait», a alors dit le maire, refusant toujours de s'avancer sur la nouvelle vocation que pourrait avoir le site.

Dans son édition du 14 juillet 2009, La Voix de l'Est affirme que la Ville de Granby doit verser 104 000 $ aux ex-propriétaires du bar de danseuses Le Studio. Ce règlement n'est toutefois que temporaire et il pourrait s'écouler quelques mois avant que l'affaire ne soit réglée. Plusieurs mois pourraient être encore nécessaires pour qu'un règlement final intervienne entre les parties. Dans le cas du Studio, Richard Goulet croit alors que les démarches légales pourraient s'étirer sur «quelques semaines», voire «quelques mois». «Si on peut le faire à l'intérieur de l'année en cours, ça serait très bien», dit-il.

«C'est sûr que le règlement final sera plus de 104 000 $», insiste Yvon Robichaud. Il reste à dédommager les locataires du Studio qui réclament 1,2 million. «Ça va coûter très cher à la Ville en dommages et intérêts. La Ville va payer cher ses erreurs», dit alors M. Pellerin, copropriétaire du Studio.

Ce dossier de l'expropriation du bar Le Studio à Granby est toujours devant le Tribunal administratif du Québec.

Rappelons-nous que seulement 8 % de la population estime que la revitalisation du centre-ville est une priorité. (Sondage sur des dossiers municipaux de la Ville de Granby, octobre 2011, Segma/La Voix de L'Est). Remémorons-nous qu'au début de 2012, quelque 2800 personnes sont sorties dans une tempête hivernale pour signer le registre contre la place publique. Subséquemment, Richard Goulet nous avertit en disant: «On va revenir avec une autre approche et une autre façon de voir les choses».

Bientôt la Ville construira un bloc sanitaire de 500 000 $, ne comprenant pas les coûts de sécurité et d'entretien. Est-ce que nous sommes en présence d'un abîme financier qui peut dépasser largement les millions de dollars et qui est tout simplement une façon détournée pour le maire de construire sa place publique au centre ville, étape par étape?

Il semble qu'on nous (les contribuables) met un bras dans le «tordeur» et qu'ensuite on sera obligés de suivre!

Toni Lynn Trottier

Granby

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