Le christianisme fait de meilleurs pays

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La Voix de l'Est

J'ai lu les articles de M. Beauregard; certains de ses propos m'ont surpris. J'aimerais partager une autre perspective, en commençant par les racines derrière notre réalité actuelle.

Le philosophe français Frédéric Lenoir a écrit un livre (Le Christ philosophe, Plon, Paris 2007) sur le lien entre nos valeurs modernes et le christianisme. Il mentionne que «l'avènement moderne de la laïcité, des droits de l'homme, de la liberté de conscience, de tout ce qui s'est fait aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles contre la volonté des clercs, s'est produit par un recours implicite ou explicite au message originel des Évangiles.»

Lenoir précise que l'équilibre entre ces sept valeurs chrétiennes: égalité entre les êtres humains, liberté de l'individu, émancipation de la femme, justice sociale, séparation des pouvoirs temporels et spirituels, non-violence, pardon et amour du prochain, est indispensable pour une société démocratique durable. Au siècle dernier, nous avons pu observer comment des idéologies qui ne respectaient pas cet équilibre ont rapidement dérapé pour ensuite enfanter des systèmes totalitaires destructifs. Or, reconnaître que le christianisme est non seulement la base de notre philosophie actuelle, mais qu'il forme aussi la base de notre système politique démocratique, est indispensable pour protéger les droits acquis dans notre société.

Si nous prenons le temps de jeter un coup d'oeil dans le monde, quels sont les pays qui ont développé une conscience sociale avec des structures pour aider les plus démunis (Croix rouge, Vision mondiale, etc.)? Les plus démocratiques? Les plus prospères? Les plus libres? Les plus généreuses? Qui acceptent les différences religieuses? Ce sont les pays qui ont comme fondation des valeurs issues du christianisme! Les pays qui n'ont pas ces fondements n'ont pas les mêmes privilèges. Faites le tour et comparez; vous verrez!

Soyons quand même honnêtes: notre histoire religieuse n'est pas rose. La distinction entre l'État et l'Église n'était pas nette. Et plusieurs personnes en position d'autorité ont largement abusé de ce contexte. Heureusement, la Révolution tranquille au Québec a renversé la situation. La majorité est maintenant allergique à tout ce qui est religieux et institutionnel. Peut-on les blâmer?

Est-ce que cela signifie que nous sommes devenus athées? Ce n'est pas mon constat. Est-ce que cela signifie que nos valeurs issues du christianisme sont mauvaises? Nous ferions une grave erreur si nous n'arrivons pas à faire une distinction entre les abus liés à notre histoire religieuse et les richesses brutes léguées par les valeurs du christianisme. Il est possible d'avoir une foi personnelle dans le Christ qui suscite une réflexion saine, pertinente et actuelle.

Un fondement éthique permet à une société de survivre à long terme. Autrement, cette société perd son identité communautaire et s'effrite avec le temps.

Marc Sageau

Granby

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