M. Sarrazin, je suis prêt à briser le silence

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La Voix de l'Est

Bonjour Monsieur Sarrazin,

On se connaît depuis la fin de l'hiver 2007, alors que vous étiez candidat pour le PQ et moi, accompagnateur du candidat de l'ADQ, monsieur François Bonnardel. Nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises durant la campagne électorale et même si nous étions des adversaires politiques, nos échanges ont toujours été cordiaux, même si je vous trouvais à l'époque un peu rêveur, mais je vous ai toujours considéré comme un vrai gentleman.

J'ai lu avec attention, dans La Voix de l'Est, du 4 janvier dernier, votre commentaire qui a pour titre: «Le silence est d'or... Vraiment?»

Vous vous questionnez, entre autres, sur le «silence de ceux qui savent depuis longtemps... et qui se taisent». De plus, vous nous dites: .« (...) assister aux réunions, poser des questions, demander, exiger s'il le faut, les informations qui orientent les décisions». Selon vos propos il faut «s'occuper de ce qui se passe autour de nous, se mêler de nos affaires, voilà la vraie façon de contrer le silence».

En théorie, vous avez parfaitement raison. Mais je sais par expérience que poser des questions pertinentes c'est facile, mais obtenir de vraies réponses, c'est tout autre chose. Vous parlez qu'il faut combattre «la culture du silence». J'ai toujours eu comme principe de poser des questions pour essayer de mieux comprendre les situations et d'informer les gens qui n'avaient pas le courage de poser les questions qui peuvent à l'occasion déranger.

Le courage de poser des questions pertinentes est une chose, la frustration de ne pas avoir les vraies réponses en est une autre.

Depuis 1992, j'ai pris l'habitude de poser des questions pertinentes. Je constate avec des preuves documentées, hors de tout doute, qu'il s'est développé avec le temps une «culture du mensonge» et ceci dans presque toutes les sphères de notre société. C'est un virus qui fait des ravages à tous les niveaux de notre communauté et tant individuellement que collectivement, nous en payons le prix fort et ce qui est le plus navrant, c'est qu'il n'y a pas d'antidote prévu à court, moyen ou long terme pour contrer cette contagion!

À l'automne 2011, la population de Granby et de la région vous a élu, avec une très forte majorité, comme administrateur du Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Yamaska (CSSSHY) et vous êtes entré en fonction officiellement le 1er février 2012 pour un mandat de quatre ans. Après avoir lu votre commentaire du 4 janvier, je suis disposé à briser le silence, vous rencontrer et vous communiquer mon expérience personnelle que j'ai vécue au CSSSHY: «Pour en finir avec la culture du c'est pas grave» (La Voix de l'Est, du 31 août 2012).

Avec une dizaine de dossiers très bien documentés, vous pourrez constater si depuis votre arrivée comme membre du conseil d'administration de notre CSSSHY, savoir si la situation s'est améliorée et qu'une «culture de la rigueur» s'est réellement installée à notre centre de santé depuis ma démission en septembre 2009 (La Voix de l'Est, 26 septembre 2009)

Mon objectif principal, c'est en quelque sorte de «donner au suivant» dans le but ultime d'améliorer les conditions et la qualité de vie de l'ensemble des patients et usagers du CSSS de la Haute-Yamaska et de m'assurer qu'il y a maintenant une saine gestion administrative du budget de plus de 140 millions$ à notre CSSS de la Haute-Yamaska.

Actuellement, le Conseil d'administration du CSSSHY est formé de 17 membres. Des 17 membres des collèges électoraux, il y seulement deux membres qui ont été élus par la population de la grande région de Granby.

Tous les autres membres du CA ont été choisis soit par l'Agence de la santé de la Montérégie à Longueuil, des représentants des employés de notre centre de santé, des membres cooptés, des fondations, etc. Il y a seulement deux membres qui ont réellement été élus en bonne et due forme par le grand public, dont vous, qui avez été élu avec une majorité écrasante!

Avec les connaissances et l'expérience acquises à différents niveaux de notre collectivité, sans oublier votre mandat comme préfet à la MRC de la Haut-Yamaska et en plus du mandat clair que la population vous a accordé en février 2012, vous êtes sans contredit la meilleure personne pour devenir le nouveau président du Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Yamaska.

Si vous jugez opportun d'être mieux outillé pour faire face au grand défi que la santé nous réserve au cours des prochaines décennies eh bien! je suis disposé à «donner au suivant» en brisant le silence!

Coopérativement vôtre,

Serge Dion,

Ex-membre bénévole du conseil et comités du CSSS de la Haute-Yamaska

Granby

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