La propagande à la mode canadian

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Bernard Fournette
La Voix de l'Est

Nous en sommes les victimes. Nous en sommes les cobayes. Nous en sommes les témoins. D'une façon générale, nous pensons que c'est une action qui est utilisée seulement dans les pays totalitaires et les dictatures. Que nous soyons crédules, c'est une évidence. C'est une façon de faire universelle et nous devons reconnaître que cette arme est utilisée même dans un beau grand pays comme le Canada. Combien de personnes ont cru aux fantasmes des armes de destruction massive propagées par George W.? Combien de personnes ont cru à la fin du monde du 21 décembre 2012? Ça peut être des situations loufoques aujourd'hui, mais à l'époque cela faisait les manchettes.

Nous sommes les victimes, les cobayes et les témoins de ce que les spécialistes appellent la propagande. C'est une technique pour diffuser, propager, faire connaître une idée, une idéologie, une théorie pour NOUS faire modifier notre perception. La publicité, en partie, s'inspire de la propagande en tentant d'influencer les consommateurs que nous sommes. Mais la publicité dans notre société de consommation nous laisse le loisir de «zapper» pour ne pas l'écouter ou la regarder (...)

Mais la propagande gouvernementale dépasse la publicité commerciale. Cette propagande vise avant tout les valeurs fondamentales des individus et des groupes. Cette propagande se répand d'une manière sournoise et insidieuse pour ne pas dire subliminale.

Au Canada, sous le règne des conservateurs, l'information gouvernementale se déguise en propagande. Notre premier ministre canadien a détourné l'histoire en tentant de nous convaincre que la guerre de 1812 était un événement historique majeur et une menace pour le Canada. Il remplace des peintures de notre patrimoine pour afficher des photos d'une reine d'un pays étranger. Il fait réapparaître l'appellation ROYALE pour nous imposer une monarchie qui est jugée dépassée et désuète par beaucoup de Canadiens. Il dépense des millions pour accueillir un couple princier. Ce sont des symboles, vous me direz, c'est vrai. Certains de nos billets de banque sont marqués à l'effigie d'une souveraine d'un autre pays. Combien de pays indépendants, à l'exception de quelques républiques de bananes ou de la Molvanie, se permettent une telle fantaisie? En bout de ligne, il souhaite nous convaincre que nous avons des racines britanniques, même si en 2008, il déclarait pompeusement que Samuel de Champlain était le père fondateur de SON Canada.

En plus de nous imposer SES symboles, il a une obsession pour la sécurité et l'ordre, mais il abolit le registre des armes à feu et en même temps, il permet à des compagnies canadiennes de vendre des armes d'assaut à la Colombie tout en étant peiné de la tuerie de Newtown. Il n'est pas entiché par la notion de bilinguisme officiel héritée de l'ère Trudeau, caractère bilingue qu'il aimerait bien «flusher» pour sauver quelques dollars.

Si nous faisons la recension de ses actions et des actions posées par son gouvernement, il est facile de constater que notre «canadian prime minister» confond information et propagande. Contrairement aux dictatures qui utilisent des moyens coercitifs et le pouvoir militaire, il fonde ses actions sur la persuasion et s'appuie sur les médias pour y arriver. Sa promesse de transparence du temps jadis prend plutôt la forme d'une propagande bien planifiée pour séduire et manipuler l'opinion publique. Et les commentateurs de la scène politique fédérale lui reconnaissent cette qualité.

N'a-t-il pas aussi déclaré dans un discours prononcé à la Coalition nationale des citoyens que la patience, une autre de ses qualités, fera en sorte d'amener SON Canada vers des idéologies très conservatrices, prônant les valeurs religieuses et familiales traditionnelles?

S'il en avait les moyens, il ne faudrait pas se surprendre qu'il trafique l'idée de son bon ami George W. d'élever autour de SON Canada un mur pour nous protéger contre les idéologies qu'il juge néfastes à notre mieux-être. Il se voit comme un nouveau messie indiquant la Voix, la Vérité, la Vie au bon peuple que nous sommes.

Tout ça parce qu'il ne fait pas la différence entre l'information et la propagande. Vivement octobre 2015, en espérant que ça soit la fin d'un monde.

Bernard Fournelle, Granby

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