Gaz de schiste: les craintes et la réalité

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La Voix de l'Est

C'est avec grand intérêt que j'ai pris connaissance des inquiétudes soulevées dans la lettre ouverte du 18 décembre dernier, intitulée «Souveraineté alimentaire et gaz de schiste». J'ai cru bon vous faire part de quelques points qui n'ont pas été abordés, mais que vos concitoyens auraient tout avantage à connaître.

En tout premier lieu, il importe de mentionner que contrairement à ce que laissent entendre les auteurs de la lettre ouverte de la semaine dernière, le gaz de schiste est une énergie beaucoup plus verte que le charbon. La très réputée Massachusetts Institute of Technology (MIT) et l'Université du Colorado, pour ne nommer que celles-là, l'ont d'ailleurs confirmé.

D'autres études, que vous trouverez sur le site internet www.energyindepth.org/library, confirment quant à elles qu'il est possible de procéder à la fracturation hydraulique sans que la nappe phréatique en soit le moindrement affectée. En Alberta et en Colombie-Britannique, ce sont plus de 175 000 puits qui sont en opération sans le genre d'incidents rapportés aux États-Unis. Force est donc de constater qu'avec une réglementation très stricte, profiter des retombées exceptionnelles qu'apporte l'exploitation du gaz de schiste n'a pas à se faire au détriment de l'environnement.

Finalement, j'ai été fort surprise des commentaires à l'effet que les terres agricoles devaient être protégées contre l'exploitation de gaz de schiste. Revenant tout juste d'un voyage en Alberta, berceau de l'industrie gazière au Canada, j'ai pu admirer des centaines de kilomètres de terres agricoles et aucune ne m'a semblé en péril.

Plus encore, je n'avais même pas remarqué, avant qu'on me le dise, que des milliers de puits se trouvaient sur ces terres qui ont bordé ma route!

Des vignobles près de Napa Valley, ceux-là qui produisent le vin que vous buvez (si comme moi vous appréciez les vins de la Californie!) cohabitent avec l'industrie gazière depuis 50 ans!

Même chez nous, au Québec, vous trouverez des endroits où non seulement la végétation est omniprésente autour des puits, mais aussi des puits entourés de champs... cultivés! Comme quoi l'exploitation de gaz naturel n'est pas une menace pour les terres agricoles.

En juillet prochain, pour la deuxième année consécutive, des agriculteurs du Québec se rendront en Alberta, comme moi, pour y rencontrer des agriculteurs albertains ainsi que des organismes de régulation.

Ainsi, ils seront à même de poser toutes leurs questions, et de mieux comprendre ce qu'il en est réellement. L'an dernier, tous les participants, sans exception, se sont dits convaincus qu'une saine cohabitation entre l'industrie et les agriculteurs était possible. N'est-ce pas là la plus belle preuve que c'est en s'informant qu'on vainc les craintes?

Lindsay Jacques

Montréal

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