Pour contrer la violence faite aux femmes

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La Voix de l'Est

En 2012, la violence à l'égard des femmes demeure malheureusement une triste réalité. Les évènements récents concernant la page Facebook du groupe Toutes des folles (TDF), créée par de jeunes hommes, dans laquelle on retrouve des propos sexistes et misogynes, des incitations à la violence contre les femmes et une banalisation outrancière de la violence faite à ces dernières, illustrent bien qu'il demeure essentiel, encore en 2012, d'agir pour éliminer cette violence.

Il est donc important que du 25 novembre au 6 décembre prochain, nous participions toutes et tous activement à la Campagne des 12 jours d'action pour l'élimination de la violence envers les femmes. Au-delà de ces 12 jours, c'est quotidiennement que nous devrions sensibiliser notre entourage pour transmettre le message suivant: la violence est inacceptable. Comme femme, mère, professionnelle en soins, nous ne pouvons ignorer ou laisser perdurer une situation de violence, qu'elle soit physique ou psychologique. Il n'y aucune justification ni aucune excuse pour que de telles situations se perpétuent.

Pourtant, la violence envers les femmes continue d'exister parce que:

1. On ne croit pas les femmes: on oublie le préjugé favorable envers la victime lorsqu'elle dénonce une situation de violence. Par exemple, dans les cas de viol, il n'est pas rare d'entendre: «Regarde comment elle s'habille, elle a couru après», laissant sous-entendre que les femmes sont responsables de ce qui leur arrive. Inacceptable!

2. On excuse les hommes et on banalise la violence faite aux femmes: ainsi, pour l'individu accusé d'avoir aspergé sa conjointe avec de l'acide, il n'est pas rare d'entendre des commentaires tels que: «Il n'était plus lui-même» ou «Il avait beaucoup de pression de son travail». Inacceptable!

3. On garde le silence: on tente de nier la situation, et ce, autant au travail qu'à la maison: «Il était tanné d'attendre, je comprends qu'il me crie après!» et l'on se tait. Inacceptable!

4. On propage des stéréotypes sexistes: en diffusant dans les vidéoclips, des images de femmes ou de jeunes filles serviles se traînant aux pieds des hommes en laissant sous-entendre que les femmes et les filles sont faites pour cela: servir, être douces et ne pas réagir. Inacceptable!

En mémoire de la tuerie de 1989 de la Polytechnique de Montréal, La Coalition des groupes de femmes de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi tient à souligner que le 6 décembre, il est important de se souvenir, comprendre et d'agir ensemble pour une meilleure société en portant le ruban blanc en guise de commémoration. Pour informations: Entr'elles 450-375-4042, ou CALACS 450-375-3338.

Véronique Latulippe

Coalition des groupes de femmes de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi

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